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Terrebonne, samedi 31 juillet 2010

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« Les Jeux Olympiques étaient parfaits »

Mardi 2 septembre 2008

Les téléspectateurs qui ont regardé les Jeux Olympiques de Beijing à la télévision ont certainement eu le sentiment que tout était parfait. Sur le terrain, le commentateur de canoë-kayak à la chaîne de Radio-Canada, Daniel Aucoin, affirme avoir eu le même sentiment.

Kevin Riopel

«J’en étais à mes sixièmes Jeux Olympiques et je n’ai jamais vu une organisation aussi parfaite. Tous les petits irritants que j’ai vécus lors de mes expériences précédentes ne se retrouvaient pas en Chine. Les autobus des médias étaient toujours à l’heure et la sécurité sur les sites étaient assurée sans que ça ne paraisse. En 22 jours en Chine, je n’ai vu qu’une seule mitraillette alors que lors des autres olympiades, j’en voyais 22 par jour. Les seuls imperfections des Jeux sont venues des controverses causées par les juges en boxe et en taekwondo, une situation hors du contrôle des organisateurs», raconte le Terrebonnien Daniel Aucoin.

Une perfection contagieuse

Si les Jeux Olympiques étaient parfaits, on peut en dire autant du tandem composé de Daniel Aucoin et Maxime Boilard, qui a décrit avec brio les compétitions de canoë-kayak. Les deux hommes ont su commenter les épreuves avec une justesse impeccable et un entrain contagieux. «J’ai vraiment aimé mon expérience avec Maxime, que je connaissais déjà auparavant pour avoir écrit ses communiqués lorsqu’il était athlète. Nous étions comme un couple là-bas, ensemble presque 24 h sur 24. D’ailleurs, je crois que nous avons effectué une bonne description et j’ai d’ailleurs entendu beaucoup de bons commentaires à cet effet», souligne M. Aucoin.

De son propre aveu, Daniel Aucoin a vécu des moments forts au parc aquatique de Shunyi. «La victoire du 8 de pointe canadien a certainement été l’un des moments forts de ces Jeux Olympiques. Après leur échec d’il y a quatre ans, les gars ont su revenir en force cette année. La médaille de bronze de Thomas Hall a aussi représenté un beau moment. Surtout que Maxime était pas mal énervé de voir son "chum" monter sur le podium», raconte-t-il avec une passion indéniable.

Du sport à la politique

En dehors du bassin des compétitions, Daniel Aucoin n’a pas eu la chance d’assister à beaucoup de compétitions. Il peut cependant se targuer d’avoir assisté au record du monde de l’épreuve reine des Jeux, le 100 mètres. «Je me suis pointé au stade avec quelques autres collègues. Le temps de m’asseoir, j’ai vu Usain Bolt parcourir le 100 mètres en 9.69 secondes, établissant ainsi un record du monde. C’est sans aucun doute un de mes moments forts en dehors des descriptions de canoë-kayak, comme la performance d’Alexandre Despatie au tremplin de 3 mètres», se rappelle-t-il.

La cérémonie d’ouverture lui a aussi permis de découvrir un peu plus de la Chine actuelle. «J’étais dans un restaurant et je regardais les cérémonies d’ouverture à la télévision. J’ai vraiment été étonné lorsque les Chinois se sont mis à crier alors qu’on nous présentait Vladimir Poutine, l’ancien président de la Russie. Notre interprète nous a expliqué l’attachement naturel entre la Russie et la Chine», mentionne le sympathique commentateur.

L’envers de la médaille

Évidemment, Daniel Aucoin n’est pas dupe et il est conscient que les Jeux Olympiques étaient parfaits pour les athlètes, les médias et les téléspectateurs, mais certainement pas pour les populations locales. «J’ai la conviction que les Chinois étaient contents de voir des étrangers chez eux. Ils étaient d’une grande gentillesse avec nous, et ce, malgré la barrière de la langue. Par contre, je suis conscient que d’autres ont dû trouver les Jeux moins drôles. Si nous pouvions avoir de l’eau au 14e étage de notre hôtel, certains n’en avaient pas pour arroser leurs champs. Et je serais curieux de retourner en Chine dans un an, pour voir si tout va être aussi beau et aussi propre que c’était le cas lors des Jeux. Nous n’avons vu que la belle Chine qu’on a bien voulu nous montrer», analyse-t-il.

Place à Vancouver

Questionné à savoir s’il sera présent à Vancouver en 2010, Daniel Aucoin affirme qu’il devrait y être. «Je crois bien que je vais me rendre à Vancouver pour y travailler, mais cette expérience pourrait bien être différente des six autres. Le salaire qu’on me paye pendant les Jeux servira certainement à emmener toute la famille là-bas, afin qu’elle puisse elle aussi vivre cette belle expérience. Il s’agit d’une petite folie que je compte bien réaliser», conclut-il.

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