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QUE SONT-ILS DEVENUS? Francis Desrosiers, un gagnant sur deux continents
Francis Desrosiers s'aligne aujourd'hui avec les Draveurs de Trois-Rivières. (Photo : Hugo Cotnoir)

QUE SONT-ILS DEVENUS? Francis Desrosiers, un gagnant sur deux continents

Jean-Marc Gilbert

Mardi 19 décembre 2017

Il a gagné avec les Cobras de Terrebonne, il a gagné avec les Boxers de Bordeaux, et maintenant de retour au Québec, Francis Desrosiers aide d'autres jeunes à gagner en étant entraîneur à l'école de hockey Michel Vallière, dans les Laurentides. L'homme de 28 ans est aussi père de deux filles, dont une qui pratique le patin artistique. En résumé, Francis Desrosiers n'est jamais bien loin d'une patinoire.

C'est en 2008-2009 que Francis Desrosiers a connu son premier séjour chez les Cobras, après avoir porté les couleurs des Foreurs de Val-d'Or et des Olympiques de Gatineau, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Il a tellement aimé jouer sous les ordres de Robert Dubuc et dans l'esprit de famille qui règne chez les Cobras qu'il a lui-même demandé d'y revenir pour compléter sa carrière junior, en 2009-2010. «Robert est un coach intense, mais juste. En revenant jouer pour Terrebonne, je me rapprochais aussi de chez moi, rappelle l'attaquant natif de Laval. Ça a été une année exceptionnelle et nous avons remporté la première coupe de l'histoire des Cobras.»

Cinq ans en France

C'est lorsqu’il discutait avec Sylvain Beauchamp, qui était alors entraîneur des Montagnards et qui avait connu cinq saisons prolifiques en France avec les Ducs d'Angers dans les années 1990, que l'opportunité d'aller jouer de l'autre côté de l'Atlantique s'est présentée à Francis Desrosiers. «Il m'a dit qu'il avait encore des contacts là-bas et pour moi, ça a toujours été un rêve, d'aller jouer en Europe», souligne-t-il.

Le Phénix de Reims, une équipe de Division 1, lui fait confiance pour la saison 2010-2011. «C'est un style très différent quand on compare à l'Amérique du Nord, donc j'ai dû m'adapter. Mais nous avons vraiment dominé. J'ai terminé deuxième pointeur de la ligue avec 61 points en 26 matchs. C'était vraiment une belle année», reconnaît Desrosiers.

Cette belle performance lui a donné la chance de jouer en Ligue Magnus, la plus forte de France. Il a évolué deux ans avec les Brûleurs de Loups de Grenoble. «C'est un drôle de nom, mais c'est une équipe très prestigieuse en France, qui a remporté de nombreux titres. J'ai vraiment été choyé», se souvient-il, même si la deuxième année a été plus difficile en raison de nombreuses blessures. Il avait aussi moins la tête au hockey pour une très bonne raison, soit la naissance de sa première fille.

De retour en Division 1 l'année suivante, cette fois avec les Boxers de Bordeaux, Desrosiers a connu une bonne saison avec ses coéquipiers, avant de s'incliner en finale face à Lyon.

«En commençant ma deuxième année à Bordeaux, j'avais annoncé qu'on allait gagner la coupe et que c'était finit pour moi. C'est ce qu'on a fait! Ça a été un autre très beau moment dans carrière», raconte-t-il.

De joueur à entraîneur

Par la suite, il a décidé de revenir s'installer au Québec avec sa conjointe et sa fille. Lui qui travaillait chaque été à l'école de hockey Michel Vallière, il s’est greffé à l'équipe à temps plein comme entraîneur.

«Nous avons plein de projets, c'est vraiment stimulant. Nous avons été en Chine cet été avec un groupe d'élèves qui ont inauguré la patinoire où se déroulera le tournoi de hockey des Jeux olympiques de 2022 dans un match contre une équipe chinoise. Nous collaborons aussi au Défi hockey de l'Antichambre RDS», commente Desrosiers.

Il continue aussi de jouer dans la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH). Après les Éperviers de Sorel-Tracy et les Prédateurs de Laval, il s'aligne cette année avec les Draveurs de Trois-Rivières. «Je vais continuer à jouer tant et aussi longtemps que la santé va me le permettre, affirme celui qui n'exclut pas de retourner en France un jour, un an ou deux, s'il en a l'opportunité. Je suis encore jeune et quand je regarde des vidéos, ça me rend nostalgique. Ce serait un beau rêve, d'y retourner.»

10 janvier 2018 - Brisson (cellulaire)

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