246 lits de plus au CHPLG

Photo de Gilles Fontaine
Par Gilles Fontaine
246 lits de plus au CHPLG
Le nouveau gouvernement du Québec a annoncé l’ajout de 246 lits à l’Hôpital Pierre-Le Gardeur. Pour l’occasion, le premier ministre, François Legault, était accompagné de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann. (Photo : Gilles Fontaine)

Le premier ministre du Québec, François Legault, accompagné de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, étaient présents à Terrebonne le 11 février pour annoncer l’autorisation d’un ajout de 246 lits à l’Hôpital Pierre-Le Gardeur (CHPLG), alors qu’un agrandissement de 150 lits avait déjà été annoncé par le gouvernement de Philippe Couillard.

«La région de Lanaudière doit composer avec une croissance démographique plus forte qu’ailleurs. L’agrandissement de 150 lits, c’était clairement un manque de vision du précédent gouvernement», a déclaré le premier ministre.

Améliorer les soins et le temps d’attente

«Nous dénonçons la situation à l’Hôpital Pierre-Le Gardeur depuis longtemps, alors que nous étions dans l’opposition. Les gens d’ici doivent malheureusement faire face à l’un des pires temps d’attente à l’urgence. Le gouvernement précédent était conscient de la situation, mais il s’est traîné les pieds pendant trop longtemps. Je ne veux pas revenir sur les années Barrette au ministère de la Santé. Aujourd’hui, nous agissons pour réduire l’attente et nous le faisons pour améliorer les services par l’ajout de ces lits. C’est une annonce que les citoyens attendent depuis longtemps et qui va permettre de réduire l’encombrement à l’urgence. Comme nous nous étions engagés à le faire, nous prévoyons le début de la construction au début de l’année 2022, à l’intérieur de notre mandat», a ajouté François Legault.

« Comme nous nous étions engagés à le faire, nous prévoyons le début de la construction au début de l’année 2022, à l’intérieur de notre mandat. »

La croissance démographique

«[Le projet initial] ne satisfaisait pas les besoins démographiques de la région. Et en plus d’être insuffisant, le projet annoncé par le PLQ n’a pas progressé depuis trois ans», a affirmé la ministre Danielle McCann.

«L’ajout que nous annonçons aujourd’hui, a-t-elle poursuivi, offrira suffisamment de lits à courte durée pour assurer une gestion plus efficace des urgences. L’agrandissement permettra aussi d’éviter que les patients en fin de soins actifs accaparent des lits consacrés aux urgences. Concrètement, pour les gens d’ici, ça veut dire moins de temps d’attente à l’urgence et de meilleurs soins.»

Estimation précise en avril

Lors de l’annonce, ni le premier ministre ni la ministre de la Santé n’ont pu établir clairement le montant de l’investissement additionnel pour ce projet. «C’est par le dossier d’opportunité que nous allons connaître l’estimation précise du projet. Nous aurons tous les détails ce printemps, mais il est clair que nous parlons en millions de dollars», a mentionné Mme McCann.

Legault dit aussi vouloir agir sur la méthode de rémunération des médecins : «Actuellement, la majeure partie de leur rémunération est à l’acte. Je crois qu’il faut changer ce principe au Québec. Nous devons trouver des incitatifs pour que les patients puissent voir un médecin le soir et les fins de semaine. C’est une autre façon d’améliorer la “première ligne”.»

Des discussions en ce sens ont été entreprises avec la Fédération des médecins omnipraticiens qui, selon la ministre, a montré beaucoup d’ouverture.

Le Comité des usagers inquiet… mais content

De son côté, le Comité des usagers du Sud de Lanaudière se dit inquiet. «Nous sommes inquiets des délais. Ce projet est retardé depuis le début. Un plan devait être présenté en octobre, mais les élections ont tout retardé. Aurait-on pu commencer l’agrandissement pour 150 lits plutôt que d’attendre encore plus de trois ans? Par contre, nous sommes contents de cette annonce du gouvernement. Nous avons rencontré des représentants du CISSS de Lanaudière en janvier, car nous sommes préoccupés du délai supplémentaire que ça va occasionner. Une autre rencontre est prévue à la fin de février», a fait savoir Jean Henrichon, président du Comité.

C’est la Société québécoise des infrastructures (SQI) qui agira à titre de gestionnaire du projet.

Partager cet article

Commentez l'article

avatar