Une initiative écologique à l’école Léopold-Gravel

  • Publié le 14 août 2024 (Mis à jour le 23 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Kim Desormeaux

À l’école primaire Léopold-Gravel à Terrebonne, une initiative écologique a pris racine, littéralement. Sous la direction de l’enseignante Marie-Lise Gauvreau-Ouellette et avec la participation de ses élèves, un espace naturel dédié aux pollinisateurs a été aménagé.

L’idée est née d’une observation simple : le gazon uniforme et les espaces verts artificiels n’offrent rien aux pollinisateurs essentiels à notre écosystème. C’est ainsi que l’enseignante a eu l’idée de prendre un espace du terrain de l’école inutilisé et d’y planter différentes fleurs pour créer un endroit idéal pour les pollinisateurs.

« On parle souvent de monoculture, mais il n’y a pas juste ça et il faut trouver une façon d’y remédier », explique Marie-Lise Gavreau-Ouellette.

Penser différemment

Le projet ne se limite pas à l’aspect physique de la zone de vie. Marie-Lise et ses élèves cherchent également à transformer la perception des espaces verts. « On ne veut pas parler de l’environnement de manière culpabilisante, mais plutôt créer des merveilles humaines », ajoute-t-elle. L’objectif est de montrer que même de petits changements peuvent avoir un grand impact sur la nature et la biodiversité locale.

« Si tout le monde avait une petite zone de vie dans sa cour ou sur son terrain, on ferait déjà un pas de géant. »

– Marie-Lise Gavreau-Ouellette

Un menu diversifié pour les pollinisateurs

La zone de vie est riche en diversité florale, offrant un « menu varié » pour les pollinisateurs. L’importance de maintenir cette diversité est essentielle pour soutenir les populations de papillons, d’abeilles et d’autres insectes pollinisateurs. Certains enfants ont même noté l’apparition d’espèces rares, comme le monarque, dont la plante hôte, l’asclépiade, a été incluse dans les plantations de l’école Léopold-Gravel.

Les élèves de l’enseignante jouent un rôle crucial dans ce projet. Ils participent activement à la plantation, à l’entretien et à l’observation de la faune et de la flore. Cette expérience pratique les sensibilise à l’importance de l’écologie et les incite à reproduire ces actions chez eux. Une élève a d’ailleurs partagé qu’elle « adorait marcher dans le jardin pieds nus. La sensation de la terre sous [s]es pieds était incroyable. »

L’initiative de Marie-Lise Gauvreau-Ouellette ne vise pas seulement à transformer le terrain de l’école. Elle espère que ce projet inspirera d’autres écoles et parcs de la Ville de Terrebonne à adopter des pratiques similaires. « Au lieu de passer du temps à tondre le gazon, pourquoi ne pas désherber de manière sélective et prendre soin de ces espaces ? », propose-t-elle. Cette approche pourrait réduire l’utilisation de produits chimiques et encourager la biodiversité dans d’autres communautés.

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Les élèves ont participé activement à la création de cette de zone de vie.

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