La musique, la danse et la poésie pour panser les maux

Le lancement de l'album Mieux vaut danser ; ou pire. (Photo gracieuseté)
Le lancement de l’album Mieux vaut danser ; ou pire. (Photo gracieuseté)

Le groupe lanaudois Mieux vaut danser vient de dévoiler son tout nouveau EP intitulé Mieux vaut danser ; ou pire. Avec ce deuxième album, les artistes abordent des thèmes comme la solitude, l’amour, le deuil, la marginalisation, l’environnement et les tensions humaines, dans une approche où poésie et musique se répondent constamment.

Mieux vaut danser a vu le jour en 2020, en pleine période de pandémie. Au départ, le groupe était formé de Frédéric Généreux et de Sébastien Belleudy. Pour le récent projet, Sabrina Paton s’est jointe à la formation, une alliance toute naturelle pour celle qui partageait déjà ses idées et ses propositions avec les artistes.

En entrevue avec L’Action, Frédéric Généreux et Sabrina Paton annoncent que le projet aura deux volets. À l’image des Face A et Face B des disques, le concept de l’album se fera en deux temps. Le EP qui vient d’être lancé est constitué de sept chansons. Il a été élaboré dans l’esprit des années 80. Il est d’ailleurs possible d’y entendre des clins d’œil à des classiques tels que le film Top Gun ou la musique des BB.

Porté par une esthétique mêlant influences pop, new wave et textures atmosphériques, l’album oscille entre tension et abandon, douceur et vertige.

Un second EP à paraître mettra de l’avant le côté punk de la formation. « Ce sera plus rock et plus intense! »

D’ailleurs, le nouveau projet paraîtra également en édition vinyle, dont les pré-commandes ont débuté le jour du lancement, le 21 mai. Pour les artistes, cette démarche allait de soi. « Tout s’écoute mieux en vinyle. Il y a, de plus, quelque chose de magique au fait de tenir un livret papier entre les mains. C’est aussi une manière de donner une deuxième vie au EP. »

Avec Mieux vaut danser ; ou pire, le groupe propose une œuvre traversée par le mouvement, l’inquiétude et le désir de rester vivant malgré les fractures de l’époque. Chaque pièce agit comme un fragment d’émotion ou de réflexion, formant un ensemble cohérent où le mouvement devient autant une fuite qu’une manière de résister.

« Derrière l’apocalypse, il y a de l’espoir. C’est ce qu’on veut dire avec Mieux vaut danser. Dansons, mais soyons conscients. Ça se veut une thérapie, un remède. On amène les réflexions de façon poétique. »

 

 

 

 

Au sein de son premier album, Mieux vaut danser a intégré des extraits de la chanson Sous le tilleul du duo Hamon Martin et du film 24 heures ou plus de Gilles Proulx. Le groupe avait envie de répéter l’initiative et le choix s’est arrêté sur un extrait d’un discours de l’ancienne députée Véronique Hivon sur les soins de fin de vie.

« Véronique Hivon fait partie des plus grandes femmes et elle est juste à côté de nous. Elle a pris la parole pour les soins de vie et les victimes de violence sexuelle. Intégrer son discours est une façon de ramener l’histoire. »

Pour informations : https://mieuxvautdanser.bandcamp.com/album/ou-pire.

Le groupe Mieux vaut danser. (Photo gracieuseté – Xavier St-Pierre)

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