Mascouche s’appuie sur la science pour améliorer sa résilience

  • Publié le 18 sept. 2026 (Mis à jour le 18 sept. 2026)
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Geneviève Bordeleau et Françoise Bichai. (Photo gracieuseté)
Geneviève Bordeleau et Françoise Bichai. (Photo gracieuseté)

Pour améliorer sa résilience aux changements climatiques, la Ville de Mascouche a annoncé avoir signé un partenariat avec l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et Polytechnique Montréal. Geneviève Bordeleau, de l’INRS, est spécialisée dans les eaux souterraines, leur qualité et les effets des inondations dans un contexte de changements climatiques. Françoise Bichai, de Polytechnique Montréal, possède quant à elle une expertise en gestion intégrée des eaux urbaines, en adaptation et en résilience. 

Les professeures-chercheuses Geneviève Bordeleau et Françoise Bichai vont mettre leur expertise au service de la Ville de Mascouche pour conseiller les équipes en lien avec la mise en place d’actions visant la gestion de l’eau en lien avec la résilience climatique. 

La Ville de Mascouche précise qu’il s’agit d’un partenariat non rémunéré avec les scientifiques. « Elles pourront notamment conseiller les équipes municipales sur les enjeux liés aux pluies abondantes, aux risques d’inondation, à la gestion des eaux pluviales, à la protection des eaux souterraines, aux interactions entre les eaux de surface et les eaux souterraines ainsi qu’à l’adaptation des infrastructures et du territoire aux changements climatiques » explique Isabelle Gagné, conseillère en communication de la Ville de Mascouche.  

Une implication au cas par cas 

Geneviève Bordeleau et Françoise Bichai vont ainsi pouvoir apporter de l’aide « à l’analyse de problématiques complexes, à l’évaluation de solutions novatrices et à la validation scientifique de certaines orientations envisagées par la Ville ». Mais pour autant, l’administration rappelle que les deux chercheuses « ne remplaceront pas les professionnels municipaux ni les firmes mandatées pour réaliser les études et les travaux : leur rôle demeurera consultatif ».  

« Les municipalités sont en première ligne face aux défis climatiques, notamment en matière de gestion de l’eau. Mon programme de recherche aborde ces enjeux à travers une approche interdisciplinaire et collaborative, où la recherche et la pratique municipale s’enrichissent mutuellement », déclare Françoise Bichai.  

Un exemple à suivre 

Cette démarche s’inscrit également dans le mouvement québécois de conseil scientifique municipal et permet à Mascouche de joindre la Table des conseillères et conseillers scientifiques en chef municipaux. La Ville bénéficie ainsi non seulement de leur expertise respective, mais également de leur réseau scientifique et de liens privilégiés avec le milieu de la recherche. 

« Partout au Québec, les villes et municipalités doivent prendre des décisions de plus en plus pointues pour répondre à des enjeux bien ancrés dans leur territoire. La science de proximité est un levier essentiel pour éclairer l’action municipale et soutenir des solutions adaptées localement », indique ainsi Jérôme Dupras, scientifique en chef du Québec. 

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