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Les députés Thériault et Sinclair-Desgagné adressent la crise du logement

  • Publié le 12 avr. 2024 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes

Face à la crise du logement qui continue d’assaillir le Québec, Luc Thériault, député de Montcalm, et Nathalie Sinclair-Desgagné, députée de Terrebonne, demandent à Ottawa de cesser ses ingérences et d’arrimer ses programmes à ceux de la province.

On apprend par voie de communiqué qu’au terme d’une consultation menée par le porte-parole du Bloc Québécois en matière de solidarité sociale, Denis Trudel, à la grandeur du Québec, un rapport brossant un portrait exhaustif de la crise qui frappe chacune de ses régions et proposant des solutions à mettre de l’avant a été déposé. 

Afin de s’assurer d’avoir en main toutes les données importantes dans le domaine du logement, la tournée de Denis Trudel est allée pendant un an à la rencontre des élus locaux et des organismes qui travaillent sur le terrain, eux qui sont non seulement des témoins clés de cette crise, mais qui en connaissent les solutions. 

« Le paysage actuel du logement diffère considérablement de celui d’il y a dix ans, signale le député Thériault. Des aînés, et des familles se retrouvent sans logement. Des travailleurs sont forcés de dormir dans leur voiture et des femmes enceintes se retrouvent à la rue. Partout au Québec, le constat est le même : il y a une pénurie de logements et le coût des loyers est beaucoup trop élevé! Nous sommes devant une double crise : une crise d’accessibilité et d’abordabilité du logement. La situation déplorable que l’on vit aujourd’hui, c’est le résultat du désengagement du fédéral en matière de logement social depuis 30 ans. » 

Nathalie Sinclair-Desgagné ajoute « qu’il faut agir massivement et il faut le faire rapidement! Il est impératif que le gouvernement fédéral rétablisse le financement des logements sociaux et qu’il cesse de s’ériger en obstacle dans le domaine du logement en multipliant les ingérences et les programmes compliqués, retardant encore plus l’arrivée des sommes en logement. C’est simple : qu’Ottawa paie sa part, qu’il arrête de s’ingérer et qu’il laisse Québec gérer les programmes qui permettront de loger convenablement notre monde! » 

Pistes de solutions 

Voici les 12 pistes de solutions présentées par le Bloc Québécois : 

  1. L’augmentation du financement dédié au logement social et communautaire. 

  2. La simplification des programmes et l’arrimage avec les programmes du Québec. 

  3. La poursuite d’un objectif de 20% des logements sociaux et communautaires. 

  4. La mise en place d’un fonds d’acquisition pour le secteur social et communautaire. 

  5. La réduction des taux d’intérêt pour la construction de logements sociaux et abordables pour les personnes à faible revenu. 

  6. La création d’un programme de prêts à bas taux pour les premiers acheteurs. 

  7. La mise en place d’actions concrètes pour contrer la financiarisation (faire en sorte que les logements ne soient plus l’objet de spéculation). 

  8. La redéfinition du terme « abordable » dans les programmes qui répond aux besoins des ménages et des différentes régions du Québec. 

  9. Le renforcement de la loi « anti-flip » en augmentant à deux ans ou plus la période pendant laquelle un propriétaire doit conserver sa maison ou ses propriétés pour bénéficier de l’exemption de gains en capital sur les profits de la vente, sauf exception. 

  10. L’augmentation et l’indexation du seuil des coûts de rénovation permis par porte pour les HLM sous convention. 

  11. Rendre accessibles plus de terrains et de bâtiments dans le programme des terrains fédéraux. 

  12. L’augmentation, la pérennisation et l’indexation du financement en itinérance.  

Pour consulter l’ensemble du rapport de Denis Trudel sur le logement : https://consultation.quebec/logement-itinerance/ (AP) 

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(Photo Adobe Stock)
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