Des étudiants fâchés de ne pas recevoir de bourses Perspective Québec

  • Publié le 4 avr. 2024 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Kim Desormeaux

Mises en place en 2022, les bourses Perspective Québec sont offertes à certains programmes afin de contrer le manque de main-d’œuvre dans des services publics essentiels ou dans des domaines stratégiques pour l’économie.

Des étudiants en Technique en travail social du Cégep de Lanaudière à Terrebonne se sentent notamment délaissés par le gouvernement du Québec. Ils ne comprennent pas pourquoi leur formation ne figure pas parmi les programmes admissibles contrairement au programme de baccalauréat qui lui en fait bien partie.

La bourse Perspective Québec d’une valeur de 2500 $ est remise aux étudiants après chaque trimestre réussi à temps complet, pour un total de 15 000 $ pour un programme de trois ans et de 20 000 $ pour un programme de quatre ans.

« En plus de ne pas avoir accès à cette bourse, la majorité de nos stages sont non rémunérés », mentionne une étudiante à La Revue. Une autre étudiante confie qu’il est difficile avec un enfant à la maison, de subvenir à leur besoin sans devoir travailler. « J’ai un stage qui monopolise 40 heures par semaine en plus de mon autre travail que je dois garder sinon je n’ai plus de revenus. Et tout ça, c’est sans compter le temps que nous devons passer à étudier et préparer des travaux ou des examens ».

« Trop tôt »

Cependant, il semblerait que le gouvernement n’ait pas l'intention de modifier les programmes figurant sur la liste des bourses Perspective Québec aussitôt.

« Le programme des bourses Perspective est instauré depuis 2022 et il est encore trop tôt pour réellement voir l’impact. Dans les prochaines semaines, nous effectuerons un bilan préliminaire et nous serons en mesure de voir s’il y a des ajustements à faire », explique Pascale Déry, ministre de l’Enseignement supérieur du Québec à La Revue.

Un programme de moins en moins populaire

« Pour la toute première fois depuis la création de la Technique en travail social à Terrebonne, le programme figure parmi ceux qui sont toujours disponibles au deuxième tour d’inscription », rapporte l’enseignante Sophie Faucher du Cégep de Lanaudière à Terrebonne.

Selon elle, plusieurs étudiants dans cette technique remettent en question leur choix de carrière. « Ils interprètent le message du gouvernement comme si leur travail était moins important que ceux qui sont à l’Université, poursuit-elle. Plusieurs songent à quitter le programme sérieusement. La charge financière les oblige à faire d’autres choix que ce qu’ils veulent réellement ».

Rappelons que le 27 mars dernier, le gouvernement a aussi fermé la porte quant à la rémunération des stages dans le secteur public.

« Nous souhaitons juste être entendus et qu’il y est du changement pour nous », conclut une étudiante en Technique de travail social au Cégep de Lanaudière à Terrebonne.

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