Annie Trudel, à la conquête de Terrebonne

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Par Gilles Fontaine
Annie Trudel, à la conquête de Terrebonne
Les citoyens et citoyennes de Terrebonne auront tout l’été pour connaître la candidate du PCC dans Terrebonne, Annie Trudel. (Photo : Gilles Fontaine)

Le Parti conservateur du Canada (PCC) a officialisé la candidature d’Annie Trudel dans la circonscription de Terrebonne pour les élections fédérales d’octobre. Femme décidée, elle dit aller toujours au bout quand elle croit à quelque chose.

Alors que nous l’avons connue en dénonciatrice à la Commission Charbonneau et au cabinet ministériel des Transports, Annie Trudel affirme en avoir vu et entendu suffisamment pour se décider à agir.

«J’ai eu une chance inouïe d’occuper des postes qui me permettaient de voir ce qui se passe dans les coulisses et je l’ai fait pour plusieurs organismes (Unité anticorruption, UPAC, SPVM et cabinet de l’ex-ministre des Transports, Robert Poëti). Et avec les atrocités de SNC-Lavalin et de M. Norman (vice-amiral accusé d’avoir divulgué des secrets du gouvernement libéral au chantier naval Davie), je n’étais plus capable de ne rien faire», a-t-elle expliqué.

De la volonté politique

«Au fil des années, j’ai compris une chose : il n’y a rien qui ne se fait s’il n’y a pas de volonté politique et c’est Robert Poëti qui me l’a verbalisé en me disant que si ça ne marche pas avec la machine, peut-être que ce sont les lois qui ne sont pas adéquates. Il faut donc les changer. Malheureusement, dans son cas, il n’y avait la volonté que d’un individu et il en a subi les conséquences. Or, c’est donc clair qu’avec de la volonté politique, on peut faire de la politique autrement», a-t-elle ajouté.

Bien qu’elle ait vu un ministre, Robert Poëti, subir les conséquences d’une trop grande volonté politique, Annie Trudel n’a pas peur d’être «limitée» et trop encadrée. «Pour moi, c’est de la vieille politique et c’est exactement ce qu’il faut changer.» C’est d’ailleurs elle-même qui a offert ses services, il y a plusieurs mois, alors qu’elle a entendu un discours du chef du PCC, Andrew Sheer.

«J’ai tellement aimé ce que j’ai entendu que je suis allée offrir mes services et mon aide. Vous savez, quand je crois en quelque chose, je vais jusqu’au bout, et ce, malgré la tempête. Lorsque le PCC a accepté ma candidature, le parti savait à quoi s’attendre.»

De l’extérieur

Tous lui feront remarquer qu’elle n’habite pas Terrebonne. «J’ai déjà commencé à recevoir des commentaires. Je ne suis pas la seule, il y en a dans tous les partis. Ce que je réponds, c’est que moi, je vais passer mon temps sur les terrains de soccer, dans les épiceries, dans les centres commerciaux pour parler aux gens. Je suis consciente de tous les obstacles qu’ont subis les citoyens de Terrebonne. J’ai malheureusement connu Terrebonne de la mauvaise façon. Maintenant, je veux parler aux gens.»

Annie Trudel dit que les citoyens de Terrebonne la verront souvent dans la circonscription. Elle veut tout connaître de leurs enjeux. «J’aimerais entendre leurs demandes en pensant qu’ils auront un député au pouvoir, car pour l’instant, ils ont un député qui ne le sera jamais.»

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