Arrêt des négociations entre l’APTS et le CISSS

Pénélope Clermont
Arrêt des négociations entre l’APTS et le CISSS
Dans Lanaudière, l’APTS représente 2 400 salariés du réseau de la santé et des services sociaux, que ce soit en matière de diagnostic, de réadaptation, de nutrition, d’intervention psychosociale, de soutien clinique et de prévention. (Photo : Pénélope Clermont)

Des membres de l’Alliance du personnel professionnel et technique du réseau de la santé et des services sociaux (APTS) manifestaient sur le terrain de l’Hôpital Pierre-Le Gardeur, siège social du CISSS de Lanaudière, le 12 octobre, contre le retrait de l’employeur des négociations locales. 

Le projet de loi 10, modifiant l’organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux, impliquait la renégociation de 26 matières locales entre le syndicat et l’employeur, comme le rappelle la présidente de l’exécutif local de l’APTS Lanaudière, Diane Mathieu. La date limite des négociations était fixée au 30 septembre.

Or, Mme Mathieu soutient que deux semaines avant l’échéance, Daniel Castonguay, président-directeur général du CISSS de Lanaudière, aurait fait part de sa volonté de poursuivre les négociations au-delà du 30 septembre, jusqu’à l’entrée en scène d’un médiateur-arbitre, comme le prévoyait la loi.

«Nos membres se sentent particulièrement floués et voient dans ce revirement un double discours de l’employeur, critique Richard Belhumeur, représentant national de l’APTS pour la région de Lanaudière. Lorsqu’on dit une chose en se prétendant de bonne foi, on ne fait pas le contraire.»

Selon lui, plusieurs dates de rencontre entre les parties avaient été confirmées au cours des prochaines semaines. «C’est une perte de temps, renchérit Mme Mathieu. On pourrait avancer pour s’entendre sur des matières encore à discuter.»

Parmi les principaux enjeux sur lesquels l’employeur et les travailleurs ne s’accordent pas, on note la mobilité du personnel, la supplantation, les centres d’activités, la mutation et les heures supplémentaires. «Pour ces matières, on est encore loin d’avoir trouvé la solution commune pour les intérêts de nos membres et la population», admet la présidente.

«La balle est donc clairement dans le camp de la haute direction du CISSS. Elle serait mal avisée de faire un pas de plus dans cette réforme tant décriée sans obtenir l’adhésion de ceux et celles qui, tous les jours, sont au cœur de la livraison des services à la population de la grande région de Lanaudière», de conclure M. Belhumeur.

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