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14 avril 2015

Un amour qui ne s’éteindra jamais

©Élizabeth Bigras-Ouimet et sa grande amie, Jennyfer Groulx, emportée par la leucémie le 25 décembre.

Lorsqu’elle a appris qu’elle avait la leucémie, Jennyfer Groulx redoutait une seule chose : que ses deux filles l’oublient si elle venait à mourir. Pour qu’il n’en soit jamais ainsi, sa «sœur» et amie Élizabeth Bigras-Ouimet a décidé d’écrire son histoire sous forme d’un livre pour enfants, dans lequel elle témoigne de l’amour inconditionnel que Jennyfer vouait à sa famille. Un amour qui continue de vibrer malgré que la Terrebonnienne soit maintenant «une étoile dans le ciel».

À 32 ans, Jennyfer Groulx avait pourtant la vie devant elle. Elle venait d’avoir deux petites filles et recommençait à peine à travailler. «Depuis un certain temps, elle était fatiguée. Mais parce qu’elle avait eu ses deux filles une après l’autre, et parce qu’elle venait de recommencer à travailler, nous nous disions que c’était normal. Puis, des bleus sont apparus sur ses jambes. Pourtant, elle ne se cognait pas», se souvient Élizabeth.

Le 30 août 2013, la jeune mère de Terrebonne est allée porter ses filles à la garderie avant de prendre le chemin de l’hôpital Cité-de-la-Santé, où on lui a appris qu’elle avait la leucémie. «Comme la maladie n’en était qu’à ses débuts, on lui a dit qu’elle avait 85 % de chances de survie. Nous étions donc tous positifs, et les traitements de chimiothérapie se sont bien passés. On lui a quand même suggéré une greffe de moelle osseuse pour mettre toutes les chances de son côté. Mais après 120 jours de rémission, la maladie est revenue. Ça a été un coup dur.»

«Il n’y a parfois rien à comprendre»

Malgré cela, Jennyfer demeurait positive. Tout comme ses proches, d’ailleurs, qui ont cru jusqu’à la dernière minute qu’elle s’en sortirait. «La dernière fois que je lui ai parlé, c’était le 21 décembre 2014. Elle n’était pas totalement là, à cause des médicaments, mais elle avait confiance de pouvoir sortir de l’hôpital pour le jour de l’An. Elle parlait de son mariage à venir avec Bruno, son conjoint des 15 dernières années, prévu pour le 18 avril.»

Mais son état s’est vite dégradé. Elle est tombée dans le coma, puis ses yeux se sont éteints le jour de Noël. «Jennyfer ne s’est jamais apitoyée sur son sort. C’était une femme positive qui passait rapidement à autre chose lorsqu’il y avait un problème, contrairement à moi, qui prends beaucoup de temps à vivre mes émotions. Elle me disait souvent de ne pas essayer de comprendre les choses parce que parfois, il n’y a rien à comprendre. Je n’avais jamais saisi le sens de cette phrase jusqu’au jour de sa mort. J’essayais alors de comprendre pourquoi on nous l’avait enlevée. Elle était jeune et en forme, et elle avait la vie devant elle. Puis, je l’ai réentendue me dire qu’il n’y avait rien à comprendre…»

«Maman vous aime»

Élizabeth et Jennyfer étaient des amies de longue date. «Nous avions 6 ans lorsque nous nous sommes connues. Mon père et sa mère travaillaient ensemble et, depuis une dizaine d’années, ils forment un couple. Nous avons toujours été proches, même si nous nous sommes parfois éloignées. Nous finissions toujours par nous retrouver.»

Dans son livre pour enfants intitulé «Maman vous aime», en référence à cette petite phrase que Jennyfer répétait sans cesse à ses filles, Maeva et Leah, Élizabeth a voulu rendre hommage à sa «sœur» et amie, mais surtout, s’assurer que ses fillettes de 3 et 4 ans ne l’oublient jamais, tel qu’elle le craignait. «Par ce livre, je voulais surtout rappeler aux proches de Jennyfer qu’elle continue de vivre en nous. Tout ce qui est écrit dans le livre est vrai. Et parce que la mort d’une personne chère touche énormément d’enfants et de gens, j’ai décidé de le publier. Aujourd’hui, tout va tellement vite, on a l’impression qu’il faut passer rapidement à autre chose alors qu’un deuil, ça ne fonctionne pas réellement comme ça. C’est nécessaire de s’arrêter et de vivre ses émotions», d’ajouter celle qui est également éducatrice spécialisée.

Assistez au lancement

Éventuellement, l’auteure, qui compte déjà un recueil de poésie à son actif, aimerait publier une suite de petites histoires pour enfants. «À l’image de "Maman vous aime", j’aimerais écrire de petits livres sur les émotions auxquelles peuvent être confrontés les enfants.»

D’ici là, tous sont invités au lancement officiel de «Maman vous aime», le 18 avril, le jour où Jennyfer devait se marier. «L’événement est ouvert à tous et aura lieu de 17 h à 18 h 30 à la gare pour enfants du McDonald’s situé au coin des boulevards Saint-Martin et le Corbusier, à Laval. C’est là que nous fêtions nos anniversaires lorsque nous étions petites.»

Pour vous procurer le livre pour enfants, communiquez avec Élizabeth par le biais de sa page Facebook en recherchant «Élizabeth (auteure) Bigras-Ouimet», ou écrivez-lui à l’adresse zab.eli@hotmail.com.

 

***

 

Quelques extraits de «Maman vous aime»

 

«Papa et maman sont toujours avec Maeva et Leah. Une famille, c’est ça : toujours pouvoir compter sur les autres, même s’ils ne sont pas près de nous physiquement. Une vraie famille communique par le cœur!»

 

«L’amour de maman est plus grand que tout. Plus grand que le soleil, le ciel, la maison et la terre entière.»

 

«Maman est une étoile maintenant. Elle veille sur nous. Maman est toujours là et jamais elle n’oubliera papa, grand-maman Didi et ses filles, Maeva et Leah.»

 

«L’amour, c’est aussi grand que le ciel! Il y a pleine d’étoiles au ciel qui veillent sur nous. On peut toujours compter sur elles. Maman, c’est la plus belle des étoiles maintenant!»

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