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17 novembre 2015

Toby Laflamme se dévoile

©Tantôt festives, tantôt plus sérieuses, les pièces de l’album de Toby Laflamme vont dans plusieurs directions. (Photo : Gilles Fontaine)

Le 12 novembre, l’auteur-compositeur-interprète de Terrebonne Toby Laflamme lançait son premier album solo, Corps étrangers, au restaurant La Confrérie, plein à craquer pour l’occasion.

Un album à sens multiples

Corps étrangers est un ensemble de chansons et de sentiments aux rythmes différents et variés. «Il y a des chansons sucrées pour faire pleurer, des chansons salées pour faire rigoler, des chansons festives, d’autres un peu plus dark. C’est un album à sens multiples qui va dans plusieurs directions», confie Toby.

Corps étrangers, c’est aussi le titre de la première pièce, avec laquelle Laflamme annonce la suite de l’album. «C’est un genre d’avertissement, de mise en contexte. Aussi, ça résume assez bien ma façon de penser. J’ai mis en paroles tout ce qui me dérange dans l’humain, moi y compris, pour m’en dissocier. Cette toune-là m’est assez chère, c’est l’une de mes préférées et j’y suis très attaché. C’est, en fait, la première chanson que nous avons enregistrée en studio.»

Après cette chanson annonciatrice, Laflamme dévoile ce qu’il est avec la pièce Gosseux de chansons. «C’est un manifeste. J’aborde la création et l’écriture avec sérieux, sans trop me prendre au sérieux. La musique, ça reste pour moi une passion. Cet album a été conçu par grand plaisir avec toute ma passion.» Comme il l’écrit si bien dans cette chanson : «Je ne fais pas ça pour me vendre, et au risque de te surprendre, j’veux pas être la prochaine sensation, qui fera danser les moutons…».

Influences et profond attachement aux mots

Par ses influences musicales (Bob Dylan, Jean Leloup, Boris Vian, Les Colocs, Vulgaires Machins, Leonard Cohen, Pink Floyd, Grand Corps Malade), Toby Laflamme trahit son amour des mots. «Je suis un gros fan des mots. J’aime les dire, les retourner, j’aime leur double sens. Pour moi, le texte est très important, c’est ce qui me touche en premier. Tout ce qui est mot me fait triper. C’est certainement pour cette raison qu’on retrouve un petit côté folk dans mes chansons.»

Il n’est donc pas surprenant de retrouver sur l’album la pièce Slam de guerre, un poème slammé à propos de la haine. «En fait, à l’instar des plus grandes chansons d’amour, j’ai tenté de créer la plus grande chanson de haine.» Un début de pièce fracassant et un clin d’œil à Boris Vian, avec «j’irai cracher sur vos tombes, j’irai marcher où il faut pas, le précieux sang de la colombe, a trop coulé sur mes états...».

L’amour, la peur, la mort et la fête

Toby Laflamme aborde plusieurs thèmes sur cet album : les peines d’amour puissantes (Sourd d’amour avec la participation d’Elyanne Breton), la mort (La gran’porte), l’amour (Je resterai là), la peur d’être soi-même (L’autruche), la fête (Ville fantôme) et notre rapport avec l’immensité (Regard méprisant des étoiles).

«Et si les gens sont persévérants, peut-être Madame Guy leur apparaîtra», mentionne mystérieusement Laflamme, dévoilant, à mots cachés, une chanson cachée.

Folk francophone indie influencé par les gens

Il dit être influencé et stimulé par les gens, les conversations qu’il a avec eux, leurs comportements, leurs sentiments, autant le côté positif que le côté négatif. Il s’abreuve d’histoires et de situations, et dévoile ce que Toby Laflamme en ressent.

L’auteur-compositeur-interprète n’aime pas être enfermé dans un style. Du mouvement punk rock au franco-crash, alors qu’il était le chanteur du groupe Les Tirebouchons, le Terrebonnien est plus proche du folk francophone indie. Mais sa principale qualité sera d’être un Gosseux de chansons et un cracheur de mots.

Toby Laflamme veut donc faire connaître ses chansons et sa musique. Bien conscient des difficultés que peut présenter l’industrie du disque, l’auteur-compositeur-interprète entamera bientôt une tournée à travers les radios universitaires et collégiales. «Pas à pas», dit-il.

Pleinement satisfait de l’album

«C’est ce que je voulais, j’ai travaillé fort, ça sonne à mon goût et j’avoue que j’en suis très fier. Cet album-là, c’est moi.»

Que voudrait-il que les gens pensent après l’écoute de son opus? «Qu’ils le réécoutent», souhaite Toby Laflamme.

Production indépendante réalisée avec l’aide d’un bon ami, Vincent Dargis, l’album Corps étrangers est présentement en vente chez le disquaire indépendant La Table Tournante du Vieux-Terrebonne. Il est également disponible par commande sur le site www.tobylaflamme.com ou en version numérique à l’adresse laflammemusique.bandcamp.com.

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