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11 juillet 2017

Ils dansent leur vie dans Footloose

Il y avait beaucoup d’excitation sur le tapis rouge de Footloose, le 27 juin, peu avant la première médiatique de la comédie musicale tant attendue. Devant le Théâtre Saint-Denis, des voitures d’une autre époque et des artistes vêtus à la mode des années 80 nous propulsaient quelques décennies plus tôt. Et dans la salle, une trentaine d’artistes attendaient impatiemment de boucler ce voyage dans le temps, dont les Moulinois Laurie M. LeBlanc et Jessy Gauthier.

Inspirée du film Footloose de 1984 et plus particulièrement de la pièce du même nom créée à Broadway en 1998, la comédie musicale présentée par Juste Pour Rire transporte le public dans le village de Bomont, une petite communauté pieuse et tissée serrée. Après un accident de la route qui a causé la mort de quatre adolescents, le conseil municipal, sous la gouverne du révérend Samuel Moore (campé par Dominique Côté), a voté pour l’interdiction de l’alcool, de la danse et du rock n’ roll. Mais un nouveau venu en ville, Ren McCormack, un jeune adolescent rebelle incarné par le très talentueux Philippe Touzel, a bien l’intention de changer la donne.

Exigeant et valorisant

Réunissant 32 interprètes sur les planches et sept musiciens à l’arrière-scène, Footloose s’avère être une mégaproduction rodée au quart de tour, qui impressionne tant par le jeu de ses artistes que par la qualité de ses chorégraphies et l’ampleur de son décor. Mise en scène, traduite et adaptée par Serge Postigo, qui avait mis la barre très haute avec Mary Poppins l’été dernier, elle correspond parfaitement à ce qu’on doit s’attendre d’une comédie musicale : des prestations musicales à couper le souffle, un univers transcendant les limites de la scène, des personnages attachants et un scénario empreint d’humour.

Participant à la plus importante production de sa jeune carrière, la Terrebonnienne Laurie M. LeBlanc campe le rôle d’Urleen, une amie d’Ariel (jouée par Éléonore Lagacé), la fille du révérend Moore. «C’est un personnage que j’aime beaucoup. Elle a une tête sur les épaules, elle dit ce qu’elle pense et elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. J’aime son côté leader», confie l’artiste de 23 ans au journal La Revue. Si le travail est intense, le jeu en vaut pleinement la chandelle, assure-t-elle. «D’ici la fin du mois, nous offrons huit représentations par semaine, dont deux à chaque samedi et dimanche. Ça exige de bien dormir et de conserver une bonne forme physique, et de bien se réchauffer physiquement et vocalement en arrivant au Théâtre Saint-Denis. Mais j’adore ça. Ça confirme que c’est ce que je veux faire dans la vie», ajoute celle qui est diplômée d’une formation en théâtre musical au Collège Lionel-Groulx.

Coups de cœur

Faisant également partie de la distribution, le Mascouchois Jessy Gauthier ne regrette pas non plus d’être revenu dans cette arène qu’il apprécie tant pour incarner un ami de Ren McCormack, Jeter. «Je suis privilégié de faire partie de cette mégaproduction. Ce n’est pas du travail pour moi : je fais ce que j’aime huit fois par semaine devant 2 000 personnes à chaque représentation. Et je ne m’habitue pas… Le défi et l’excitation sont toujours là. C’est un sentiment complètement hallucinant!»

Si l’ensemble de la comédie musicale le fait vibrer, il admet avoir quelques passages préférés, dont l’incroyable entrée en scène et le numéro où l’on reprend la chanson Holding out for a hero sur la terrasse du Burger Blast. Une scène particulièrement appréciée aussi par Laurie M. LeBlanc. «J’adore cette scène où notre gang de filles se laisse aller à crier son désir de rencontrer des gars! En plus, c’est une chanson super entraînante et le public embarque à tout coup. Ça nous donne du jus (rires)!»

Une pièce visuellement impressionnante

Somme toute, la musique et les chorégraphies, respectivement signées par Guillaume St-Laurent et Steve Bolton, sont évidemment les pierres angulaires de la pièce. Le décor, tapissé d’une toile permettant de passer rapidement d’un endroit à l’autre, est aussi spectaculaire. Visuellement, la comédie musicale est l’une des productions les plus impressionnantes qu’il m’ait été donné de voir.

Si quelques passages auraient gagné à être raccourcis, pour ne pas casser le rythme d’une production qui repose justement sur l’énergie qui outrepasse la scène, Footloose demeure un incontournable pour quiconque aime le genre. Fort est à parier que la pièce vous donnera envie de danser votre vie, vous aussi, et peut-être même de la voir une seconde fois. «Parce qu’honnêtement, il se passe tellement de choses en deux heures et demie de représentation qu’il est impossible de tout voir», assure Laurie M. LeBlanc.

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