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12 février 2019

Jean-Marc Gilbert - jmgilbert@lexismedia.ca

L'incarnation de la persévérance

Si chacun a un rôle à jouer, ce sont les jeunes eux-mêmes qui sont au centre de leur réussite. Malgré les défis variés auxquels les ambassadeurs nommés ont fait face dans leur parcours scolaire, plusieurs recevront un diplôme ou sont en voie de l'obtenir. Il s'agira pour eux de bien plus qu'un bout de papier qu'ils encadreront en guise de souvenir.

Les 13 ambassadeurs qui ont défilé sur scène sous les applaudissements de leurs proches ont chacun une histoire plutôt unique, brièvement résumée par le personnel scolaire les ayant côtoyés au cours des dernières années. Dysphasie, dyslexie, dysorthographie, troubles d'apprentissage et parfois même troubles de santé mentale : on comprend rapidement le genre de défis que ces jeunes ont dû surmonter pour parvenir à la réussite. Vivant avec une dysphasie sévère et ayant fréquenté des classes pour élèves ayant une déficience langagière depuis le primaire, Mélodie Bonneau de l'école Armand-Corbeil a su déployer des efforts gigantesques et développer la rigueur et l'autonomie qui lui permettent d'être sur la voie de la réussite aujourd'hui. Surnommée affectueusement «la Mélodie du bonheur» par l'une de ses enseignantes, l'adolescente s'est dite «très touchée» de recevoir pareil honneur. Cédric Goulet de l'école Le Prélude a lui aussi fait partie de groupes d'élèves en difficulté. Mais puisqu'il n'a «jamais baissé les bras», en plus de faire preuve d'une «détermination contagieuse», et qu'il a su «se servir de ses revers pour se propulser vers la réussite», il a connu une «progression fulgurante» en cinq ans, entre autres en français, comme l'a noté une professeure qui lui a enseigné en 1re et en 5e secondaire. «C'est une preuve que tous les efforts que j'ai mis sont enfin récompensés», dit l’élève au sujet de sa nomination comme ambassadeur.

Cégépien et père

La vie a aussi mis des embûches sur le chemin d'Olivier Déom-Savard, étudiant à la Technique de travail social au Cégep à Terrebonne. Son trouble d'anxiété généralisé lui a causé quelques perturbations au cours de son parcours scolaire, mais il a su reprendre le dessus et poursuivre ses études à temps plein tout en étant très présent dans la vie de sa fillette de 4 ans. «C'est certain que l'anxiété cause beaucoup de doutes. Je pourrai penser à cette reconnaissance lorsque j'aurai des journées plus difficiles», souligne-t-il.

Commentaires

2 septembre 2020

Résoudre « l'équation de la réussite » - Journal La Revue

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