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24 août 2020

Jean-Marc Gilbert - jmgilbert@lexismedia.ca

D’une vie de party à une vie d’athlète

À 17 ans, Samuel Trudel faisait la fête tous les soirs. Il a déjà passé six jours sans dormir en consommant certaines substances. À 31 ans, le Mascouchois est tout aussi intense, mais à l’autre bout du spectre. Il est marathonien et a déjà représenté le Canada pour une course de 100 km en Croatie. Une distance sur laquelle il tentera de battre son record personnel en novembre.

« Modération » n’est pas un bon mot pour décrire Samuel. Il l’a répété plus d’une fois en entrevue avec La Revue. « J’étais inarrêtable. Quand j’étais sur le party, je continuais jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien », se souvient-il. Au bout de quelques années, ses lendemains de veille sont soudainement devenus de plus en plus difficiles. « Je n’étais plus le Samuel des beaux jours, très en forme », résume-t-il. Un matin, il en a eu assez.

Nouveau mode de vie

Il a laissé sa copine, changé d’entourage, s’est inscrit à un gym et a recommencé à faire plus d’activité physique. Cette transition n’a pas été très difficile pour le natif de Longueuil, puisque le sport a toujours fait partie de sa vie. « J’avais des 100 % dans les cours d’éducation physique. J’ai joué au soccer de 4 à 14 ans. Je continuais pendant mes années de party... mais on se rejoignait au terrain un peu plus tard le matin », raconte-t-il, sourire en coin. Il a poussé son changement de mode de vie encore plus en loin en se mettant à lire des articles sur l’alimentation et s’est graduellement intéressé à la course à pied. Il a débuté avec une course à obstacles de 16 km. Ensuite, il s’est mis à l’entraînement pour des courses de 10 km, puis des demi-marathons (21,1 km) et finalement des marathons complets (42,2 km), seulement à sa deuxième année comme coureur. Autre manifestation de sa grande intensité : il ressentait toujours le besoin d’aller plus loin. « Aussitôt que j’ai eu fini mon premier demi-marathon, j’ai eu envie d’en faire un complet », se rappelle-t-il. À force de travailler et de toujours se dépasser, Samuel s’est mis graduellement à remporter des courses. Il se souviendra longtemps du 25 octobre 2015. Il a profité de la journée d’anniversaire de sa mère pour remporter pour la première fois le marathon de Magog, là où sa mère habite. Il a répété l’exploit à deux reprises à cette classique. Samuel a aussi remporté trois années de suite le marathon de Longueuil, soit en 2016, en 2017 et en 2018, chaque fois en améliorant son temps. Il est d’ailleurs l’actuel détenteur du record sur ce parcours avec un temps de 2 h 31 min 29 s.

Courir 100 km

L’année 2018 a d’ailleurs été la plus marquante dans son cheminement d’athlète. « J’ai couru 5 500 km cette année-là! » Parmi ses courses, il a représenté le Canada lors du Championnat du monde du 100 km sur route qui se tenait en Croatie. Après une année 2019 plus tranquille en raison de la naissance de son enfant, il avait comme principal objectif l’édition 2020 de ce même championnat bisannuel, qui devait se tenir aux Pays-Bas, mais qui a finalement été annulé en raison de la COVID-19. Il courra tout de même son 100 km cet automne. Ce sera le 1er ou le 8 novembre, dans la région, sur un parcours en boucle qui reste à déterminer. Il aimerait bien en profiter pour recueillir des fonds au profit d’une cause. Il s’entraîne déjà en prévision de cette très longue distance. « Présentement, je cours 100 km par semaine. Ça va augmenter jusqu’à 160 km par semaine cet automne. » Pas mal pour quelqu’un qui considère ne pas faire partie de l’élite, selon ses dires!


https://www.youtube.com/watch?v=I5m8EX3vI_w&t=7s

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