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31 août 2020

Jean-Marc Gilbert - jmgilbert@lexismedia.ca

Une question modifiée au conseil municipal

Lucie Ste-Marie

est en colère contre la Ville de Terrebonne, qui a modifié sa question posée en ligne à la fin de la séance du conseil municipal du 24 août, au Collège Saint-Sacrement. En modifiant sa question initiale, le Service des communications de la Ville a également changé son propos, déplore-t-elle.

Mme Ste-Marie n’a pu nous fournir sa question originale, n’en ayant pas conservé de copie. Elle voulait exprimer son désaccord quant à la prolongation du projet-pilote permettant l’aménagement de terrasses de restaurants et de bars sur le domaine public, et ce, précisément pour la portion de la rue Saint-Pierre comprise entre les rues Sainte-Marie et Saint-André. Un endroit où les règles de distanciation physique sont moins bien observées au fur et à mesure que la soirée avance, souligne la résidente du secteur. Toutefois, de la façon dont la question a été posée, on laisse sous-entendre, selon Mme Ste-Marie, que les problèmes qu’elle soulève concernent l’ensemble des terrasses du Vieux-Terrebonne, alors qu’il n’en est rien. « On a complètement dénaturé le sens de mon propos. Et ça, je trouve ça grave », insiste-t-elle. Pire encore, elle se demande à quel point la Ville se permet de modifier l’ensemble des questions posées en ligne. « Je vais avoir des doutes à l’avenir. Quand je vais entendre une question, je vais me demander si c’est vraiment ce que la personne a écrit », souligne Lucie Ste-Marie.

« Une pointe très ciblée »

Appelée à commenter, la directrice du Service des communications de la Ville de Terrebonne, Nadine Lussier, admet que la question a été modifiée, puisqu’elle visait une famille de commerçants en la décrivant de façon peu élogieuse. Une information que Mme Ste-Marie confirme. « La question comportait une pointe très ciblée. Nous avons aussi demandé l’opinion du greffier. Si la citoyenne avait utilisé ces mots au micro, le président de l’assemblée l’aurait certainement interrompue », affirme Mme Lussier. L’idée n’était toutefois pas, en aucun temps, de changer le sens de ses propos. « Si nous avons altéré la nature du commentaire en coupant cet élément, je suis prête à l’appeler personnellement pour m’excuser, propose la directrice des communications. Si la dame souhaite préciser sa pensée, elle peut le faire sans problème en nous écrivant son commentaire en ligne lors de la prochaine séance ou en venant au micro. » C’est la deuxième fois, depuis que la Ville de Terrebonne prend les questions en ligne, que l’une d’elles doit être modifiée. « La première fois, c’est parce qu’elle incluait un préambule interminable qui n’avait rien à voir avec la question. Sinon, les questions sont lues intégralement », assure Mme Lussier.

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