Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Chroniques

Retour

10 septembre 2020

Gilles Bordonado - gbordonado@lexismedia.ca

Fini le trafic

On parle beaucoup de la relance du centre-ville de Montréal. Dans le contexte où de nombreux travailleurs et travailleuses résidant en banlieue ont goûté au télétravail, la main-d’œuvre encline à revenir au centre-ville se fera tirer l’oreille si elle reste coincée pendant des heures dans le trafic.

Ayant goûté aux joies du travail à la maison, bien des employés pourraient donc se laisser tenter par un emploi en banlieue s’ils ne trouvent pas un accès plus rapide vers la ville centre. Il faut avoir travaillé toute sa vie à onze minutes de son travail, comme c’est mon cas, pour comprendre que le soi-disant prestige d’un bel emploi au cœur de l’île de Montréal n’a rien de bien attrayant. Et avec le développement économique qui frappe les rives nord et sud, les options se font de plus en plus grandes pour réussir sa vie professionnelle, surtout si la qualité de vie et de famille entre en ligne de compte. Certains pourraient être tentés de se dire : « Un emploi en ville, en ai-je vraiment besoin? » Dans ce contexte de vive concurrence, le développement de services de transport collectif de qualité est essentiel pour les travailleurs qui désirent continuer d’œuvrer à Montréal. Il est également essentiel pour la ville de Montréal, elle-même, car, les « Montréalistes », ces gens qui croient que les banlieues sont les sources de tous leurs maux, réaliseront que sans nous, la vitalité économique de la métropole est bien loin d’être assurée. Que voilà un beau retour d’ascenseur. Tiens, toi! Revenons-en donc au transport collectif, un sujet qui a fait l’objet de maintes interventions de ma part dans cette chronique au cours des ans. À l’instar de nos deux maires, j’applaudis la décision du gouvernement de déployer, après des décennies d’immobilisme libéral, des voies réservées au transport collectif sur les grandes autoroutes du Montréal métropolitain, sous le vocable Réseau métropolitain de voies réservées (RMVR). Ces voies réservées seront des atouts de taille pour une meilleure circulation des autobus, mais aussi des citoyens qui misent sur le covoiturage ou les voitures électriques. « Enfin, le bon sens arrive en ville! » me suis-je dit, en prenant connaissance de l’annonce du ministre des Transports, François Bonnardel. Il est plus que temps que les autoroutes 25, 40 et 640, comme la future autoroute 19, soient dotées de ce type d’infrastructures, sans que soient négligés pour autant, comme le plaident les maires Plante et Tremblay, des stationnements incitatifs pour accueillir les travailleurs et des accès rapides pour vers une station de métro ou une future station du REM qui rejoindra un jour prochain, souhaitons-le, la rive nord de Montréal. Ma seule et grande inquiétude, c’est que l’annonce du ministre Bonnardel n’est pas associée à un calendrier très précis. On parle de début de travaux en 2022 avec finalisation pour 2024. Et on est très évasif, pour ne pas dire silencieux, sur les échéanciers de chaque tronçon. L’an de grâce 2024, c’est loin en ta… Qui plus est, on parle d’études d’opportunité… Je déteste les études d’opportunité et les autres études de faisabilité du genre. Ça sent à plein le fonctionnariat, les séances de consultation et d’information à ne plus finir et un fort potentiel de report aux calendes grecques. En cinq mots, je n’aime pas ça!

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média