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29 septembre 2020

Pénélope Clermont - pclermont@lexismedia.ca

Les aînés ont « encore d’quoi à dire »

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©Pénélope Clermont - La Revue

Valérie Bizier et Olivier Lamarre, initiateurs du projet.

Quelques jours avant l’annonce de la fermeture des musées, étant donné l’entrée en zone rouge de la MRC Les Moulins du 1er au 28 octobre, la Maison Bélisle dévoilait, lors d’un vernissage, sa nouvelle exposition découlant du projet J’ai encore d’quoi à dire.

Au moment d’écrire ces lignes, la Société de développement culturel de Terrebonne (SODECT), qui chapeaute la Maison Bélisle, n’avait pas donné d’indications pour la suite des choses. Sachant toutefois que l’exposition est prévue jusqu’au 21 février, le public devrait techniquement avoir la chance de la parcourir une fois l’alerte rouge éteinte à Terrebonne.

Réalisé par Valérie Bizier et Olivier Lamarre, J’ai encore d’quoi à dire est un projet de cocréation sonore et visuel mettant en valeur 15 aînés. Ceux-ci se sont chacun prêtés au jeu d’une captation sonore avec les responsables du projet. Ils y relatent leurs réflexions sur la société actuelle dans leur patelin de Terrebonne et des environs qu’ils ont vu évoluer au fil du temps.

15 portraits en sons et en images

En plus de donner la parole à ces aînés, le projet les met en lumière à travers 15 portraits, lesquels sont exposés à la Maison Bélisle. Les visiteurs pourront les admirer tout en entendant en boucle des extraits des conversations auxquelles ils ont pris part. On peut également écouter ce qu’ils ont « encore à dire » au www.parolesenheritage.com. Les enregistrements y sont diffusés dans leur intégralité.

En accordant la parole aux aînés de la communauté, Valérie Bizier et Olivier Lamarre souhaitaient mettre en valeur l’expérience de vie de ceux-ci ainsi que leur vision pour ainsi partager une partie du patrimoine oral de Terrebonne.

Durant le vernissage, le 24 septembre, ils n’ont pas manqué de remercier les participants de les avoir reçus à leur domicile dans ce contexte particulier et de leur avoir ouvert la porte de leurs souvenirs. « C’était intéressant de nous retrouver chez les participants dans un environnement non contrôlé sur le plan sonore. On entend une scie sauteuse et un camion de pompier dans des extraits. Ça fait partie de l’authenticité des portraits », a soulevé M. Lamarre.

Qui sont-ils?

Qui sont ces transmetteurs de patrimoine oral, justement? Il s’agit d’André Fontaine, de Monique Champagne, de Maurice Brière, d’Hélène Bélisle, de Claude Paquette, d’Annette Thouin Clark, de Suzanne Demers Aubin, de Pierre Cofsky, de Marc Aubin, de Ronald Dubé, d’Estelle Couillard, d’Émile Forget, de Michel Lavoie, de Micheline Cournoyer Mathieu et de Jeannine Cossette.

« Nous savions que nous allions découvrir des bijoux lors des rencontres avec vous, mais ce que nous ne savions pas, c’est que nous allions découvrir tous les liens que vous avez entre vous et que nous avons également tous les uns avec les autres », a fait remarquer Mme Bizier avant d’y aller d’une brève illustration de ces liens qui les unissent en donnant un aperçu des souvenirs qu’ils ont partagés. Ce texte est disponible au bas de cette page.

Soulignons que J’ai encore d’quoi à dire fait écho au projet J’ai d’quoi à dire!, réalisé avec des jeunes de 9-12 ans en 2019 et exposé pendant un an au parc Saint-Sacrement.

Pour en savoir plus sur l’exposition et le projet, visitez le www.lamaisonbelisle.com ou composez le 450 492-5514.

*****

Bref aperçu des souvenirs de 15 participants

M. Paquette et son épouse, Mme Lyla Martel, ont été les premiers moniteur et monitrice du terrain de jeu à Terrebonne. Terrain de jeu que plusieurs d’entre vous ont fréquenté.

Mme Hélène Bélisle a habité ici, dans cette maison qui porte le nom de son père, lieu de cette expo qui nous rassemble tous ici aujourd’hui, et qui a déjà été incendiée et dont Estelle Couillard nous a parlé.

La rue Laurier, qui était fermée l’hiver à une époque et qui devenait une glissade naturelle pour les amateurs de traîne sauvage, est le lieu de résidence de MM. Michel Lavoie et Émile Forget. C’était également la maison du père Daunais, dont nous a parlé Michel.

À une époque, sur l’Île-des-Moulins, il y a eu la boîte à chanson La Clef, où Monique Champagne travaillait comme serveuse aux tables et où Ronald Dubé a eu le coup de foudre pour le métier d’éclairagiste alors qu’il était adolescent.

Cette Île-des-Moulins que tous affectionnent particulièrement a été coordonnée pendant plusieurs années par André Fontaine et son équipe, qui, dans les années 2000, avait organisé la parade des canards.

Le Cinéma Figaro, dont plusieurs nous ont parlé et qui été le lieu de rendez-vous amicaux et amoureux de plusieurs d’entre vous, était la propriété de « la veuve » Mme Richard Aubin, mère de Marc Aubin. Ce cinéma qui a été le premier emplacement du Théâtre du Vieux-Terrebonne, dirigé par Mme Suzanne Demers Aubin pendant quelques décennies.

La chambre de Pierre Cofsky au pensionnat du Collège Saint-Sacrement a servi à mettre les patients blessés de l’hôpital du docteur Parent lors du triste incendie qui vous a tous marqués.

Vous nous avez aussi parlé de la rivière des Mille Îles, dans laquelle plusieurs d’entre vous se sont baignés, rivière dans laquelle Micheline Cournoyer Mathieu a appris à nager et dans laquelle Maurice Brière pêche du haut du pont Sophie-Masson. Et ce pont, qui était à l’origine le vieux pont de Terrebonne, Jeannine Cossette nous a raconté qu’il en coûtait 10 sous pour le traverser pour venir à Terrebonne quand elle était jeune.

Finalement, Mme Annette Thouin Clark, 101 ans, a joué aux cartes et aux courses avec M. Léon Martel, beau-père de Claude Paquette

©Pénélope Clermont - La Revue

En plus de donner la parole à 15 aînés, le projet J’ai encore d’quoi à dire les met en lumière à travers des portraits individuels exposés à la Maison Bélisle.

©Olivier Lamarre

L'exposition se tiendra jus'au 21 février à la Maison Bélisle.

©Pénélope Clermont

Valérie Bizier et Olivier Lamarre, initiateurs du projet.

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