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01 octobre 2020

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

La chasse à la propriété est ouverte dans Lanaudière

UN SECTEUR CONVOITÉ PAR LES ACHETEURS

Maison

©Depositphotos - La Revue

Les acheteurs délaissent le centre-ville de Montréal et priorisent les banlieues.

En ces temps pandémiques, le marché immobilier continue de prospérer pour ceux qui désirent vendre leur propriété. Ainsi, peu de demeures sont disponibles, les prix sont en hausse, on assiste à de la surenchère et les acheteurs doivent faire preuve de patience pour obtenir une propriété.

Selon Renaud Thibault, président de RE/MAX d’ICI, qui couvre notamment le territoire de la MRC Les Moulins, le marché n’est présentement pas évident pour les vendeurs, les acheteurs, les courtiers et les agences, puisqu’il y a plusieurs offres d’achat simultanément. « C’est un marché difficile, mais fort intéressant. Je suis dans cette industrie depuis 35 ans et c’est la première fois que je vis ça », constate-t-il.

Plusieurs facteurs expliquent cette hausse du prix de vente des propriétés. Évidemment, la pandémie liée à la COVID-19 a influencé le marché immobilier. Vers la mi-mars, les agences ont été fermées et tranquillement, les ventes ont repris par la suite. Le télétravail s’est aussi avéré un facteur important, créant ainsi un nouveau marché. Cette façon de travailler vient avec un rythme de vie différent, permettant d’économiser du temps, de réduire son stress et de moins utiliser sa voiture pour les déplacements reliés au travail.

« Maintenant qu’une personne n’a plus besoin de payer un gros loyer, elle va s’en aller en région. Elle va aller dans Lanaudière […] Elle se dit que tant qu’à payer un loyer à 1 000 $ au centre-ville, elle peut acheter une maison dans Lanaudière. Ce sera beaucoup plus abordable. Il y aura une meilleure qualité de vie familiale aussi », met en lumière le courtier immobilier du groupe sutton - synergie inc. Robert Bouchard.

Les personnes âgées ont également vu l’opportunité de choisir une résidence spécialisée et de se défaire de leur condo, afin d’obtenir un bon prix.

L’influence de la 2e vague

Envisageant la seconde vague de COVID-19, des acheteurs ont priorisé l’option de la banlieue pour profiter d’un terrain et d’un plus grand espace. Les taux d’intérêt, actuellement bas, sont aussi un attrait.

Renaud Thibault prévoit que le marché immobilier se stabilisera après l’automne. Toutefois, pour le moment, le marché a la cote. Une maison s’est vendue dernièrement à 379 000 $ à Repentigny, alors qu’elle aurait pu se vendre sous les 300 000 $ l’an dernier.

Dès qu’une nouvelle propriété est affichée, les délais sont très courts pour agir. En quelques jours, les visites s’accumulent et les promesses d’achat aussi. Pour les vendeurs, le processus de vente s’accélère, alors que les acheteurs vivent une pression avec les promesses d’achat multiples.

Stratégiquement positionnée

M. Thibault ajoute que la MRC Les Moulins est stratégiquement positionnée. « Les autoroutes 25, 640 et 40, comme le pont de la 25, sont à deux pas. Qui plus est, les villes de Terrebonne et de Mascouche sont en plein développement. On n'a qu'à penser au CentrOparc de Mascouche et aux zones commerciales en croissance dans nos deux villes. Les gens qui s'installent ici voient qu'il se crée de bons emplois ici et qu'ils pourront éventuellement travailler à deux pas de chez eux. »

Il souligne aussi que les acheteurs en ont beaucoup plus pour leur argent en achetant dans la MRC Les Moulins : « Pour un prix similaire, les gens qui optent pour une propriété à Terrebonne et à Mascouche profitent de plusieurs avantages pour leur famille. Ils profitent d'une maison d'une plus grande superficie, d'un terrain pour les enfants et pour relaxer, et d'une pléiade de services à proximité. De plus, c'est parfait pour les employés qui font du télétravail. Ils disposent d'espaces de vie plus spacieux et d'un environnement de meilleure qualité. Et on remarque que de plus en plus de gens sont sensibles à ces avantages. »

Création de rareté 

Un autre point intéressant, selon Manon Lafortune, courtier immobilier pour le groupe sutton - synergie, ressort des prédictions économiques. Si les vendeurs pensaient que leur demeure perdrait de la valeur, ils ont accéléré le processus pour vendre rapidement. « Je pense que les surenchères vont rester si on n’a pas tant de maisons à vendre et si l’économie reste comme elle est là. Ça crée de la rareté », précise-t-elle.

C’est exactement ce que confirme Robert Bouchard. En quelques jours seulement, les propriétés se vendent à un prix excédant beaucoup celui demandé. Selon le courtier, si plusieurs couples se séparent, d’autres doivent absolument vendre leur demeure en raison d’une perte d’emploi ou d’une diminution des revenus.

En collaboration avec Gilles Bordonado

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