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13 octobre 2020

Mélanie Savage - msavage@lexismedia.ca

Des footballeurs contraints à l’entraînement

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©Archives

Le programme de football inclut depuis l’année dernière un volet basketball durant l’hiver, une autre manière de garder les jeunes actifs pendant la saison morte, qui ne sera pas trop longue, espère Scott McLeod.

Les activités allaient bon train au sein des Scorpions, le programme sportif de l’école Armand-Corbeil. La Revue s’apprêtait à écrire sur les performances des cinq équipes, puis le 8 octobre est tombé.

Au début de l’année scolaire, les 240 joueurs des Scorpions n’avaient pas obtenu l’autorisation de prendre part à des matchs, contrairement au sport civil, qui le faisait sous certaines conditions. « On avait le droit de tenir des entraînements physiques et d’organiser des pratiques en respectant les bulles-classes », explique le coresponsable du programme Scott McLeod, aussi entraîneur des jeunes de 3e secondaire. À la fin du mois de septembre, des matchs hors concours contre d’autres écoles ont enfin pu être organisés. « Un calendrier était fait, on espérait avoir une courte saison, mais on n’a pas pu aller de l’avant », expose-t-il.

Le 8 octobre, le resserrement des règles est arrivé, forçant les étudiants à un retour en arrière. « Ils sont quand même contents de pratiquer en respectant les nouvelles mesures, fait savoir l’entraîneur. Ce qui est plus difficile, c’est de leur demander d’être en classe toute la journée sans bouger. C’est plus pénible pour les plus vieux qui ont plusieurs bulles. »

Au-delà d’une famille, une communauté

Malgré le contexte actuel, M. McLeod croit au bien-fondé des Scorpions. « L’impact du programme est en lien direct avec la réussite scolaire, croit-il. C’est la raison pour laquelle ils viennent à l’école et qu’on est capable de les accrocher, et ça doit être pareil dans d’autres sports, soulève-t-il. Les Scorpions, c’est plus qu’une famille, c’est une communauté. C’est la 16e année du programme et il y a des milliers de jeunes qui sont passés chez nous. Un sentiment d’appartenance se crée. Jouer devant 1 000 personnes les vendredis soir, c’est une expérience scolaire et sociale. Ça, ils ne le vivront pas cette année. »

L’entraîneur se concentre donc sur ce qu’il peut contrôler : le développement des jeunes. « C’est important de continuer de s’entraîner. Les jeunes l’apprécient et on est capable de créer des jeux pour rendre ça plus agréable », conclut-il avec optimisme.

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