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27 octobre 2020

Gilles Bordonado - gbordonado@lexismedia.ca

Trop

LIBRE OPINION

Gilles Bordonado

Depuis un moment, je me retrouve le mardi avec plusieurs sujets en tête pour cette chronique. Cette semaine, il y a les élections américaines à l’issue palpitante, le 25e anniversaire du référendum sur la souveraineté qui me touche au cœur comme indépendantiste, et la prolongation du Défi 28 jours contre la COVID-19 par Québec, la maudite COVID… J’ai opté pour un sujet plus positif, les espaces verts en développement.  

Habitué de la marche en couple ou en famille, je fréquente régulièrement les grands parcs de Mascouche et de Terrebonne. L’Île-des-Moulins et le parc de la Coulée à Terrebonne, le parc du Grand-Coteau et les nouveaux sentiers qui voisinent le Manoir à Mascouche. Des centaines de marcheurs, de coureurs et d’amateurs de vélo tout terrain les empruntent. Avec la pandémie, de plus en plus de personnes en profitent pour s’oxygéner l’esprit en pratiquant la marche, une discipline sportive dont on sous-estime les bienfaits pour la santé.

La Revue annonce cette semaine l’ouverture de nouveaux sentiers au nord de la Seigneurie du lac Long à Mascouche et l’appel de la Ville pour un soutien des gouvernements dans le développement du Domaine seigneurial, ainsi que la volonté de la Ville de Terrebonne de transformer le Golf Le Boisé en parc public. Ces annonces montrent que nos administrations sont au diapason du bien de leurs citoyens.

Toutefois, l’administrateur public ne l’a pas facile à l’ère des réseaux sociaux où certaines personnes, bien confortablement assises au foyer familial, dénoncent à tout vent les décisions du conseil municipal. On a le droit à tous les « trop » : trop de condos, trop de trafic, trop de taxes, trop de travaux, trop de dépenses, trop de ci, trop de ça… Souvent, beaucoup trop… de trop!

À cette vague de « trop », je dis qu’il n’y aura jamais trop d’espaces verts. Quand nos administrations publiques ont la chance d’en ajouter, elles doivent sauter sur l’occasion. Sans gêne ni hésitation, je compare un espace vert à une forêt en zone de conservation ou à une terre zonée agricole. C’est sacré… même si l’investissement de départ peut paraître élevé. Sans une volonté publique, il n’y aurait pas aujourd’hui de site historique de l’Île-des-Moulins et de Vieux-Terrebonne, car des promoteurs voulaient les raser pour les remplacer par des tours d’habitations. Eh oui!

Il en coûte beaucoup d’argent pour acheter le Domaine seigneurial de Mascouche. Il en aurait coûté beaucoup moins cher si l’administration de feu Richard Marcotte l’avait acquis au lieu d’un promoteur privé qui rêvait d’y construire 1 000 condos. Mais il restera là un parc public exceptionnellement grand, un moulin d’origine et un manoir reconstruit, car celui qui s’y trouve est irrécupérable en raison de la négligence de ses propriétaires et des abrutis qui l’ont vandalisé et brûlé. Au moins, cet immense parc, son moulin restauré et son manoir reconstruit profiteront aux générations à venir. Je ne sais pas précisément ce qu’entend faire la Ville de Terrebonne des vastes terrains de l’ex-Golf Le Boisé, mais je ne doute pas un instant que l’on pourrait trouver là un merveilleux parc public le temps venu. Il s’agira d’un bien précieux pour nous, nos enfants, nos petits-enfants et les autres qui suivront…

***

Et puisqu’il est primordial de soutenir l’achat local, je vous invite à visiter Odile Gaudreault, une connaissance à moi qui est copropriétaire de la Bijouterie Larouche et qui vient de choisir Mascouche pour sa relocalisation. Elle aussi a acheté localement. C’est la voisine de droite de ma chronique cette semaine!

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