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06 novembre 2020

Pénélope Clermont - pclermont@lexismedia.ca

20 ans de créativité et d’implication

LA SODAM

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©Ferlandphoto

L’équipe actuelle de la SODAM : (en haut) Marie-Pier Campeau, Émilie Lepage, Patricia Lebel, Marie-Ève Bellerose et François Tétreault, ainsi que (à l’avant) Myriam Chaput et Caroline Charron-Hénault.

Avec la créativité qu’on lui connaît, on peut imaginer que la SODAM avait en tête un rendez-vous festif et coloré pour souligner en grand ses 20 ans en 2020. Le contexte en a décidé autrement, forçant même l’annulation, le 26 septembre, de sa Fête des récoltes qui allait clore la saison estivale tout en soulignant l’anniversaire de l’organisme mascouchois.

La Revue a tout de même cru bon de revenir sur les 20 ans d’histoire de la SODAM, qui est née grâce… à la magie, comme le rappelle la fondatrice et ancienne conseillère municipale de Mascouche, Denise Cloutier. « La naissance de la SODAM est venue du projet de créer un festival de magie, relate-t-elle. Nous voulions créer un événement pour qu’il se passe quelque chose dans la ville, qui était dortoir un peu. »

L’idée de ce festival est finalement tombée à l’eau, mais l’organisme a été récupéré pour s’occuper d’un concours de talents musicaux qui avait été mis sur pied un an plus tôt. Ce concours qui s’est appelé le MascouShow pendant quelques années est devenu au fil du temps le concours MusiQualité. C’est donc à travers la musique, son volet L’Acoustique, que la SODAM a pris son envol, et ce, portée par un comité formé de musiciens bénévoles. En 2004, la volonté de créer un circuit patrimonial dans Mascouche a germé. Mme Cloutier a réuni des personnes œuvrant dans le domaine, et le volet patrimonial a vu le jour. Il constitue aujourd’hui la Société d’histoire de Mascouche. Sensiblement la même chose s’est passée pour les volets Objectif Écoterritoire, agroalimentaire, et Cirkana, l’école de cirque.

Un modèle de collaboration citoyenne

Bien qu’elle s’appuie aujourd’hui sur une équipe permanente, la SODAM n’a pas perdu le soutien de ses nombreux bénévoles qui constituent encore la force de l’organisme, selon sa directrice générale et artistique, Patricia Lebel. « La SODAM est une entreprise d’économie sociale créée par des citoyens qui souhaitaient dynamiser la vie culturelle de la ville, et l’action citoyenne est encore au cœur de notre mission », soulève avec fierté celle qui a contribué à l’essor de l’organisme en devenant la première employée officielle en 2009.

« Il y a un bel esprit de collaboration qu’on ne retrouve pas ailleurs à Mascouche », croit Mme Cloutier, qui a quitté la SODAM il y a 4 ans, après en avoir été présidente durant 11 ans. Maxime-Karl Gilbert occupe ce poste aujourd’hui.

« J’étais au CA et je n’avais plus rien à dire. Je me suis dit qu’ils étaient corrects sans moi », lance l’ancienne présidente en riant. La SODAM est un merveilleux exemple que quand on a du plaisir, on crée de belles choses. »

150 projets annuellement

Parmi ces « belles choses », on note le Marché public Moulinois, le Festival Grande Tribu et MusiQualité, les cours de cirque, les circuits patrimoniaux et autres activités historiques, mais aussi « tout ce qu’on ne voit pas », d’ajouter Mme Lebel, dont des travaux de recherche effectués par la Société d’histoire ou des entrevues avec des aînés permettant de garder vivante la mémoire mascouchoise. « Ce sont environ 150 projets qu’on réalise par année », précise-t-elle en soulignant les dossiers d’envergure dans lesquels la SODAM s’implique, notamment le Domaine seigneurial, un des premiers « gros dossiers » qui ont tenu occupé François Tétreault, agent de développement et coordonnateur de la Société d’histoire de Mascouche.

Ce dernier rappelle d’ailleurs un des importants coups de la SODAM : réunir 514 personnes déguisées en nains de jardin et battre un record mondial. « C’est un vrai projet SODAM. On a eu une bulle au cerveau et on s’est dit : on le fait! illustre M. Tétreault. On a réussi à créer un happening pour un coup de pub pour le Marché. »

L’humain au cœur des activités

Si le contexte engendre de l’incertitude quant à l’avenir, il confirme néanmoins à la SODAM la pertinence de conserver l’intervention sociale au cœur de ses activités. « La communauté est d’autant plus vulnérable et a besoin de nos interventions », fait savoir la directrice générale en donnant l’exemple d’un projet de musique sociale que l’organisme développe en partenariat avec Uniatox. « On apporte une proposition d’intervention qui pousse les gens à une introspection et à une valorisation qui donnent des résultats. […] On ne sauve pas des vies, mais on les accompagne pour qu’ils se sortent la tête de l’eau », mentionne celle dont le cheval de bataille demeure de montrer que la culture est un outil de développement à la fois économique et social.

« On est persévérants et on continuera d’être créatifs parce qu’on connaît notre raison d’être, encore plus ces temps-ci », conclut avec vigueur la directrice.

Extraits d’entrevue avec Patricia Lebel et François Tétreault pour souligner les 20 ans de la SODAM.

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