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09 novembre 2020

Pénélope Clermont - pclermont@lexismedia.ca

Vent de jeunesse dans le noyau villageois

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©Pénélope Clermont

Cassandre Hanot et François-Xavier Clermont ne se connaissaient que très peu avant de se lancer en affaires ensemble et de tomber amoureux de la maison d’Huguette Lévesque Lamoureux, maison qui est devenue cet été Le Maskwa.

La revitalisation du noyau villageois de Mascouche attire de jeunes entrepreneurs prêts à investir dans le « village », dans le respect des établissements du passé qui les accueillent, mais portés par une vision actuelle et audacieuse.

Après la Brasserie artisanale L’Albatros, en janvier 2019, le noyau a vu naître deux cafés-restos dans les derniers mois : La Bine et le Maskwa. Si elles ont bien quelques points en commun, ces deux entreprises se distinguent néanmoins l’une de l’autre, voire se complètent, si on se fie à leurs propriétaires respectifs, tous de fiers résidents de Mascouche, soit dit en passant.

La Bine, projet longtemps chéri par Sabrina Coulombe, servira éventuellement, lorsque la pandémie voudra bien lui laisser toute la latitude nécessaire, de généreux brunchs avec des pains boulangés sur place et un petit verre alcoolisé pour accompagner le tout. D’ici là, le lieu mise sur ses « pains originaux qui sortent de la boulangerie traditionnelle », affirme la restauratrice pétillante, qui propose en parallèle un menu dîner en table d’hôte pour emporter. « C’est très gourmand et le pain est mis à l’honneur », dévoile celle qui s’assure aussi que son frigo soit toujours plein de soupes, de rillettes et… de bines!

Si La Bine met la viande au cœur de son menu, il en est tout autrement au Maskwa, qui suggère une carte entièrement végane. Plusieurs avaient conseillé à Cassandre Hanot et à François-Xavier Clermont de ne pas miser sur cet aspect dans leur promo, mais François-Xavier, lui-même végane, a fait à sa tête : « Je connais le mouvement et je savais que les gens allaient se déplacer justement pour ça. » Et ça a marché. L’endroit attire autant de fervents convaincus que des clients qui ne sont même pas végétariens, disent-ils. « Je pensais avoir droit à des jokes de bacon, mais pantoute! Il y a une super belle ouverture; les gens veulent juste bien manger, que ce soit végane ou non », se réjouit-il. « On a même des messieurs muscles qui mangent un T-bone pour déjeuner qui viennent et qui sont rassasiés après un de nos gros sandwiches », illustre en riant son associée.

Une place au passé

Un des points communs de ces jeunes entrepreneurs, outre le fait qu’ils en soient à une première expérience en affaires : le coup de foudre qu’ils ont eu pour les maisons qu’ils ont converties en café-resto, et ce, malgré les surprises qu’elles leur réservaient. « C’est quelque chose se partir un resto, mais ça l’est encore plus de le faire dans une maison ancestrale! » lance Sabrina, qui aura mis en tout deux ans pour lui donner le look imaginé. Du côté de Cassandre et de François-Xavier, c’est la maison d’Huguette Lévesque Lamoureux, dame bien connue à Mascouche, qui les a séduits. « Dès qu’on est entrés, on a vu [le projet] tout de suite! » s’exclame l’homme, avant de confirmer que l’esprit d’Huguette habite toujours les lieux. « Les gens l’appellent encore la maison d’Huguette », ajoute-t-il, soulignant rendre hommage à la Mascouchoise dans la salle de bain du café établi au 2911, chemin Sainte-Marie.

Les trois entrepreneurs, souhaitant conserver le caractère ancien des résidences, ont opté pour la même approche : dénicher des chaises, des tables et d’autres accessoires dans des ventes-débarras, retaper d’autres meubles, sabler les planchers pour les maintenir dans leur état original... « Je voulais le cachet que tu retrouves quand tu vas visiter ta mamie. Moi, c’est ma "momère"! » confie la Bine, surnom dont Sabrina a hérité de ses neveux.

Des personnalités qui s’expriment

Ce sont d’ailleurs les neveux de Sabrina qui ont créé son logo. « J’ai mergé leurs deux typographies », explique celle qui se décrit comme une « tatie gâteau ». « Je me suis dit que je n’allais jamais me tanner et je voulais quelque chose d’unique. » Cassandre et François-Xavier ont eux aussi confectionné leur logo. Un autre point en commun qu’ont ces entrepreneurs très actifs et habiles sur les réseaux sociaux. Ils peaufinent leur image et savent comment s’y prendre pour attirer l’attention, allant même jusqu’à s’attribuer l’autodérisoire #MangeuxDeGraines dans le cas du Maskwa. « On veut que ça soit à notre image, que ça reste drôle, confie François-Xavier. Les véganes se font traiter de tous les noms. OK, parfait. On va prendre l’insulte et la récupérer! »

Si on se fie à leurs dires, leur technique respective fonctionne. « Quand je fais un post de pain le matin, c’est lui que je vends toute la journée », expose Sabrina. Quant à Cassandre et à François-Xavier, ils ont dû fermer le lendemain de l’ouverture tellement la clientèle les a « vidés ». « On ne pouvait pas aller faire l’épicerie et faire toute la prep; on était trop brûlés de la journée », relate Cassandre. « Ça faisait longtemps que les gens attendaient l’ouverture », conclut son partenaire d’affaires, qui avait cumulé les publications sur les réseaux sociaux les semaines précédentes.

Deux maisons, même village, même envie d’y laisser leur marque.

©Pénélope Clermont - La Revue

Sabrina Coulombe ne possède aucune formation comme boulangère, mais elle s’est découvert un talent en la matière, voire une véritable passion.

©Pénélope Clermont - La Revue

Le Maskwa, par l’entremise de ses propriétaires, François-Xavier Clermont et Cassandre Hanot, suggère un menu entièrement végane.

©Pénélope Clermont

Au cours de l’été, La Bine, a mis de l’avant une typique cantine gaspésienne en transformant une porte du côté de la maison en comptoir pour emporter. Sur le balcon avant, la propriétaire, Sabrina Coulombe.

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