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11 novembre 2020

Jean-Marc Gilbert - jmgilbert@lexismedia.ca

Il réclame la mise sous tutelle de la police de Terrebonne

APRÈS QUATRE ANS D’ENFER

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©Jean-Marc Gilbert - La Revue

Après quatre ans de démêlés notamment avec le Service de police de Terrebonne, Jean-Guy Toupin réclame la mise sous tutelle de celui-ci.

Un retraité de la Sûreté du Québec dont le travail a été reconnu à de nombreuses occasions juge que la police de Terrebonne s’acharne sur lui depuis une intervention en août 2016. Après ce qu’il qualifie de « dérapage incroyable et d’escalade invraisemblable » menant à des plaintes au Commissaire à la déontologie policière qui n’ont rien donné, sauf une conciliation à venir, Jean-Guy Toupin n’en peut plus et réclame la mise sous tutelle du service de police.

L’homme de 68 ans que nous avons rencontré à son domicile est troublé par les événements qu'il a vécus au cours des dernières années. Ne sachant plus vers quelle instance se tourner, le candidat aux élections municipales à Terrebonne en 2017 a communiqué avec La Revue pour raconter son histoire.

Selon sa version des faits et une documentation abondante dont nous avons pris connaissance, toute cette saga débute le 3 août 2016, alors qu’il vient de clore une conversation avec une dame sur les réseaux sociaux, en début de soirée. Cette dernière, pensant qu’il veut se suicider en raison de propos tenus, contacte les policiers de Terrebonne, qui se rendent alors au domicile de M. Toupin.

Pendant que certains agents le mettent en communication avec une psychologue, avant qu’il soit conduit au centre hospitalier pour évaluation, d’autres fouillent sa résidence sans mandat, soutient l’ancien policier. Des armes à feu en règle lui appartenant, dont une qui n’est pas rangée parce que M. Toupin voulait la nettoyer, sont saisies, de même qu’une lettre de suicide non datée. Selon le Terrebonnien, elle avait été rédigée des années plus tôt alors qu’il traversait une période sombre.

Une longue bataille s’amorce avec une employée du Bureau du contrôleur des armes à feu, laquelle refuse de remettre les armes à M. Toupin, malgré une lettre du psychiatre de l’homme attestant que ce dernier ne représente pas une menace pour lui-même ou autrui et affirmant qu’il ne voit pas de contre-indication médicale à ce que M. Toupin récupère ses armes.

Autres événements

Parallèlement, M. Toupin a vécu d’autres situations conflictuelles avec le Service de police de Terrebonne. Entre les mois de février et de juillet 2017, il réalise que des autopatrouilles sont fréquemment stationnées près de chez lui. Il croit même avoir été suivi. Se considérant victime de « harcèlement et de provocation », il écrit alors au directeur de la police pour mettre un terme à la situation.

En juin 2018, le Terrebonnien reçoit la visite d’un agent à la suite d’une plainte d’une voisine croyant qu’une caméra de sécurité de M. Toupin est tournée vers sa résidence. Le policier demande de visionner les images de la caméra en prenant la peine d’ajouter être ceinture noire en judo.

En juin 2019, le retraité de la Sûreté du Québec a une autre mauvaise expérience avec une policière de Terrebonne qui refuse de prendre sa plainte. Un autre agent la prendra finalement plus tard.

En septembre 2020, il contacte les policiers après une conversation qu’il qualifie de suspecte avec une femme qui désirait acheter sa voiture. Les policiers se présentent chez lui, dit-il, mais plutôt pour l’arrêter en vertu d’un mandat qui pèse alors contre lui dans un tout autre dossier. Mandat qui a été annulé depuis, selon ce qui est inscrit au plumitif, puisqu’il s’agissait d’une erreur administrative. D’ailleurs, M. Toupin a récemment été acquitté dans ce même dossier.

Concernant l’intervention de septembre, le capitaine Joël Lamarche de la police de Terrebonne indique que « l’organisation émettrice du mandat n’a pas souhaité que celui-ci soit exécuté dans les circonstances ». De plus, M. Toupin aurait changé d’idée au sujet de sa plainte, ajoute-t-il, refusant de commenter l’ensemble du dossier.

M. Toupin affirme plutôt que les policiers ne s’intéressaient aucunement à sa plainte.

Nombreuses démarches
De 2016 à 2019, M. Toupin a déposé des plaintes auprès du Commissaire à la déontologie policière pour dénoncer les interventions qu’il qualifie d’injustifiées et d’abusives envers lui. Chaque fois, le Commissaire a décidé de fermer les dossiers ouverts à la suite des plaintes de M. Toupin. Après que le Terrebonnien eut demandé une révision du rejet de sa troisième plainte, un médiateur a été nommé et une séance de conciliation devait se tenir. Malheureusement, le médiateur est décédé en juin dernier. Un nouveau a été désigné, mais aucune date n’a encore été fixée.
En juin 2020, l’homme de Terrebonne a transmis au ministère de la Sécurité publique une lettre racontant une partie de ses déboires et demandant une mise sous tutelle du corps policier. Le ministère l’a redirigé vers la direction générale de la Ville, de qui relève la police. M. Toupin a écrit au directeur général, Alain Marcoux, et dit n’avoir jamais obtenu de réponse de sa part. C’est plutôt un cadre de la police qui lui a répondu. M. Toupin songe à poursuivre la Ville et son corps policier en lien avec cette saga.
Du côté de la police de Terrebonne, le capitaine Joël Lamarche refuse de commenter toute cette affaire en alléguant que « divers éléments sont discutés devant certaines instances », faisant sans doute référence à la conciliation à venir.

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