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17 novembre 2020

Pénélope Clermont - pclermont@lexismedia.ca

Terrebonne et Mascouche victimes de « dépôts sauvages »

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©Courtoisie

Un aperçu de dépôts sauvages aux abords de conteneurs dans le quartier Urbanova.

Les villes de Terrebonne et de Mascouche composent avec des problèmes de « dépôts sauvages ». Alors que Terrebonne tente de sensibiliser sa population, Mascouche est allée jusqu’à retirer des conteneurs semi-enfouis, devant leur mauvaise utilisation.

Localement, on observe ce que les villes qualifient de dépôts sauvages dans des endroits discrets à l’abri des regards, comme les terrains vagues, les milieux naturels ou au bout d’une rue en cul-de-sac. On en retrouve également sur les bords de route, à l’extérieur de contenants dédiés ou encore en bordure de rue, en dehors des horaires de collecte prévus.

Devant le fléau, Terrebonne demande aux citoyens et entreprises d’adopter de « bonnes habitudes de tri » et d’utiliser les collectes et les sites de dépôts appropriés pour gérer leurs matières résiduelles. La Ville mandatera également une firme externe afin d’analyser la situation et formuler des recommandations.

« Les dépôts sauvages engendrent des nuisances visuelles et olfactives pour le voisinage, et les matières coupantes ou dangereuses représentent un risque d’accident et un danger sanitaire pour les résidents et les enfants », indique le maire Marc-André Plante dans un communiqué de presse.

Ces déchets peuvent aussi avoir des effets dommageables sur l’environnement, comme la pollution des sols et des eaux, souligne la Ville. Parmi les déchets, on retrouve de tout : des résidus de construction, de rénovation et de démolition; des encombrants; de la terre; des résidus domestiques dangereux (RDD); des appareils électroniques et informatiques (TIC); et des pneus.

Retrait de conteneurs à Mascouche

Certains îlots de tri réservés à un regroupement précis d’habitations sont par ailleurs utilisés par d’autres citoyens, voire des résidents d’autres municipalités, entraînant ainsi le débordement des contenants. À Mascouche, la situation est telle que la Ville a décidé de retirer les conteneurs semi-enfouis situés au parc de l'Envolée, au pavillon du parc du Grand-Coteau et au parc du Domaine à cause « de problèmes de propreté », comme l’a expliqué le maire Guillaume Tremblay à la séance du conseil municipal du 21 septembre.

Depuis, on a fait don de ces conteneurs à l'aréna de Mascouche, au Centre d'Entraide de Mascouche et à la Légion royale canadienne de Mascouche (branche 120).

Selon Marie-Pier Aubin, coordonnatrice du Centre d’Entraide de Mascouche, le problème ne fait qu’être déplacé, puisque des déchets encombrent déjà les cloches du territoire destinées à la récolte de vêtements. « C’était comme ça avant la pandémie, mais là, c’est pire, confirme-t-elle. Il y a de tout là-dedans, même des ustensiles, dont des couteaux non emballés. Le niveau de sécurité est faible. »

« Malgré les consignes écrites sur les cloches, les gens laissent du matériel autour de celles-ci et ce sont les cols bleus qui doivent ramasser les articles qui deviennent rapidement en mauvais état en raison de la pluie ou de la neige », renchérit Isabelle Gagné, conseillère en communication à la Ville de Mascouche.

Coûts et amendes

Du côté de Terrebonne, on évalue que les dépôts sauvages coûtent plus de 400 000 $ aux contribuables annuellement, incluant les frais de main-d’œuvre, de machinerie et de disposition, et qu’ils génèrent entre 3 000 et 4 000 tonnes de déchets chaque année. À titre d’exemple, en juillet, 100 tonnes de déchets laissés dans un cul-de-sac, sur le boulevard de La Pinière, ont coûté 10 000 $ pour leur récupération et leur disposition au site d’enfouissement.

À Mascouche, les cols bleus ramassent des dépôts sauvages pratiquement chaque semaine, dit-on, ce qui équivaut à des frais d’environ 200 000 $ par année en main-d’œuvre.

Sur ce même territoire, les personnes fautives s’exposent à une amende de 300 $, pour une première offense, si elles déposent des rebuts au pied des conteneurs, tandis qu’une entreprise peut recevoir une amende allant jusqu’à 600 $ pour l’utilisation de conteneurs à des fins commerciales.

En vertu du règlement municipal 566, un contrevenant s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 2 000 $ en cas de récidive à Terrebonne. Bien sûr, il faut qu’il soit pris sur le fait. Le civisme demeure donc la meilleure des options.

Rappelons que des déchetteries, comme celle du Complexe Enviro Connexions, sont accessibles aux Moulinois voulant se départir de leurs déchets de façon responsable.

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