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25 novembre 2020

Pénélope Clermont - pclermont@lexismedia.ca

La Bine : naître et s’épanouir en pleine pandémie

LE REFLET ÉCONOMIQUE // CHEFS DE FILE – JEUNE ENTREPRISE

labine

©Pénélope Clermont

Malgré le contexte incertain pour le milieu de la restauration, Sabrina Coulombe s’amuse dans son rôle d’entrepreneure. « C’est là-dedans que j’arrive à laisser aller ma créativité », fait-elle savoir.

Il faut pouvoir s’adapter quand on devient entrepreneur, et Sabrina Coulombe en sait quelque chose. Ouvrir un restaurant en plein confinement, tel a été son défi des derniers mois. Malgré tout, la Mascouchoise donne l’impression de s’épanouir totalement dans un quotidien qui a des airs de montagnes russes.

C’est que son projet, un restaurant qu’on peut aussi qualifier de café et de boulangerie, La Bine, au cœur du noyau villageois à Mascouche, a changé plusieurs fois depuis le printemps. « Au départ, ça devait être un resto-brunch de luxe avec du pain et des produits maison, le plus possible », informe la restauratrice qui fait affaire avec des fermes locales et qui présente des produits artisanaux sur ses tablettes. Elle voulait créer un lieu réconfortant, à l’image de la vieille maison qu’elle avait acquise et rénovée les deux années précédentes : « Le cachet que tu retrouves quand tu vas visiter ta mamie. Moi, c’est ma "momère" : la vaisselle fleurie, le chemin de table en dentelle, la lampe Tiffany… », explique l’entrepreneure dans l’âme qui se dit « faite pour ça ». « C’est là-dedans que j’arrive à laisser aller ma créativité », constate-t-elle.

Ne pouvant ouvrir sa salle à manger au printemps, La Bine – le surnom que lui donnent ses neveux – n’avait alors que son pain ménage aux multiples saveurs à mettre sous la dent de ses clients. Toutefois, à l’arrivée du beau temps, son copain, Frédéric Dagenais, a rêvé. « Il a dit : "On fait une cantine"! » s’exclame-t-elle. Il n’en fallait pas plus pour que son père lui « patente quelque chose », pour reprendre ses termes, et crée un comptoir extérieur sur le côté de la maison. « On voulait avoir un concept gaspésien, les racines de ma famille. Que ça rappelle les vacances avec un petit menu qui met en valeur les pains qu’on boulange nous-mêmes », explique la boulangère de cœur qui n’a aucune formation dans le domaine, mais qui s’est découvert une véritable passion.

Enfin l’ouverture… et la « refermeture »

Tout au long de l’été, les gens ont été présents et ont adhéré au concept, confirme Sabrina. Ils étaient aussi au rendez-vous lorsque, le 4 septembre, elle a enfin ouvert sa salle à manger pour proposer ses brunchs gourmands, voire funky, combinés à un vin orange ou nature. Durant trois semaines, son concept initial a pris vie. Puis, le 1er octobre est tombé. On ferme tout à nouveau. On replonge les mains dans la farine et dans l’eau. « C’est notre pain qui nous sauve! » admet-elle. Une chance que pétrir la détend : « Ce n’est pas pour rien que tout le monde s’est mis à faire du pain au printemps! » rappelle-t-elle en riant.

Au moment d’écrire ces lignes, les mesures en zone rouge allaient être maintenues jusqu’au 23 novembre. En plus de ses pains artisanaux, La Bine offrait alors des dîners (tout aussi gourmands) pour emporter. En parallèle, elle bonifie constamment le coin épicerie, et le frigo est toujours plein. « On a des soupes, des rillettes, des légumes marinés », énumère l’entrepreneure.

Quoi qu’il arrive, elle ne perd rien de son entrain : « Je ressens encore du plaisir et la soif d’offrir toujours plus, toujours mieux! Je pense que je ne perdrai jamais cette flamme que j’ai. Mon copain et moi sommes sans cesse à la recherche de solutions. Nous formons une bonne équipe », conclut Sabrina, alias La Bine.

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