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02 décembre 2020

Gilles Bordonado - gbordonado@lexismedia.ca

Gel

LIBRE OPINION

Gilles Bordonado

Gilles Bordonado, éditeur de La Revue

L’administration Plante annonce qu’elle a respecté son engagement d’il y a quelques semaines en gelant le compte de taxes du secteur résidentiel, tout en normalisant celui des secteurs commercial et industriel. Le maire et son équipe soulignent qu’ils respectent aussi leur engagement d’avoir imposé une hausse de taxes similaire à l’indice des prix à la consommation (IPC) sur les quatre ans de leur règne.

Après analyse, j’arrive à quelque chose près à la même conclusion. Certes, le budget 2017 déposé par l’ex-maire Stéphane Berthe est pris en compte à titre de référence de départ, ce qui se défend… ou se débat, selon les opinions.

L’an dernier, je l’avais dénoncé, notant que le budget 2017, inévitablement préélectoral, amènerait un gel ou une baisse du compte de taxes.  

Pour le premier magistrat Marc-André Plante, différents facteurs forcent l’administration à prendre en considération le budget 2017, dont le rôle d’évaluation, la possibilité de comparer le compte de taxes de 2020 à un étalon de valeur similaire en 2017, et l’établissement de la valeur moyenne d’une propriété type au 1er janvier 2017 à laquelle il est possible de se référer.  

Si je reprends mes analyses de l’an dernier, mes extrapolations sur quatre ans montrent qu’il y a toujours un écart entre l’objectif et la réalité. Ce qui est certain, c’est que l’écart est réduit sensiblement par le gel appliqué cette année. Cela a un impact positif sur l’engagement pris en début de mandat par l’Alliance démocratique de Terrebonne, qui réussit à respecter, grosso modo, sa promesse de limiter la hausse du compte de taxes à l’IPC du grand Montréal.

L’opposition trouvera sûrement à redire. Elle a son propre agenda et ça se comprend. Les gels et les baisses de taxes n’ont rien de très surprenant à un an des élections. Est-ce que Marc-André Plante et son équipe auraient pu faire mieux? Assurément, dira l’opposition. Est-ce que les réformes administratives se sont avérées trop coûteuses? Qu’en est-il des relations entre l’employeur et ses employés? L’équipe Plante a un bilan à défendre et pour elle, les actions ont été nombreuses et les retombées, positives.

Toutefois, rendons à César ce qui appartient à César : après la hausse de taxes de 5,59 % du budget 2018 dénoncée sur toutes les tribunes, l’administration Plante semble avoir réussi à redresser la situation financière qu’elle jugeait précaire à son arrivée.

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