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11 décembre 2020

Jean-Marc Gilbert - jmgilbert@lexismedia.ca

COVID-19 : une grande région, deux réalités

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Richard Lessard encourage une fois de plus les Lanaudois à ne pas hésiter à se faire tester aussitôt que des symptômes de rhume ou de grippe se manifestent.

Même si la situation va relativement mieux dans Lanaudière, la bataille contre la COVID-19 se poursuit. Dernièrement, environ 130 nouveaux cas de COVID-19 sont enregistrés en moyenne chaque jour, comparativement à 180 à la fin d’octobre, début de novembre. Le problème, c’est que les cas augmentent dans le sud de la région, alors qu’ils diminuent dans le nord.

C’est le constat fait par le directeur régional de la santé publique, Richard Lessard, dans un point de presse jeudi. Il a néanmoins rappelé que la région est la 3e plus touchée dans toute la province. « Les cas ont diminué de façon substantielle dans le nord de Lanaudière, alors qu’ils augmentent beaucoup dans le sud et surtout dans nos grandes villes comme Repentigny et Terrebonne », souligne-t-il.

En effet, selon le bilan dévoilé le 10 décembre, on enregistrait 428 cas actifs dans la MRC Les Moulins, soit 98 de plus qu’il y a une dizaine de jours. Le même bilan fait état de 360 cas actifs dans L’Assomption, alors qu’on en dénombrait 276 le 1er décembre (+ 84).

Dans Montcalm et de D’Autray, la situation est relativement stable, tandis que les baisses sont notables du côté de Joliette et de la Matawinie.

Certains se questionnent même sur la raison pour laquelle la Matawinie demeure en zone rouge, alors que son nombre de cas est sensiblement le même que lorsque cette MRC se trouvait en zone orange. « Nous sommes heureux que ça diminue, mais les MRC ne sont pas isolées les unes des autres. Et vu la propagation dans l’ensemble de la région et avec ce qu’on voit à Laval et à Montréal, nous allons attendre avant de changer la couleur d’une région… surtout qu’on sait ce qui va se passer pendant les Fêtes », souffle M. Lessard.

Le message passe-t-il?

Richard Lessard ne serait effectivement pas surpris de voir une hausse du nombre de cas après la période des Fêtes, malgré le durcissement de ton récent de Québec. Est-ce parce que le message passe moins bien et que la population n’écoute plus autant? « Plusieurs écoutent encore, mais c’est certain que le message est achalant. Certains disent : "Laissez-nous tranquilles" ou "On le sait, on le sait…" »

Il aimerait donc préciser deux choses. « Ce qu’il faut absolument éviter, c’est que les personnes les plus à risque de développer des complications si elles contractent le virus s’exposent », insiste-t-il. Par ailleurs, il souligne qu’il est possible de ne pas rester cloîtrés à la maison tout en respectant les consignes sanitaires. « On peut faire des activités à l’extérieur comme du ski de fond, de la randonnée ou du patin sans se coller, cite-t-il en exemple. Nous ne sommes pas en confinement complet comme au printemps. »

Réseau de la santé fragile

La nouvelle présidente-directrice générale par intérim du CISSS de Lanaudière, Caroline Barbir, participait à ce point de presse, seulement cinq jours après son arrivée en poste. Avec 30 hospitalisations, dont 6 aux soins intensifs, elle juge la situation inquiétante et affirme qu’un plan de délestage est en élaboration pour que le réseau soit en mesure de soigner les personnes atteintes par le virus. Elle se veut toutefois rassurante : « Les besoins prioritaires sont maintenus en tout temps ».

Sur une note moins encourageante, elle souligne d’autre part qu’environ 400 membres du personnel du réseau de la santé lanaudois sont actuellement absents en raison des répercussions de la COVID-19.

En ce qui concerne les éclosions dans les milieux de vie pour personnes âgées, Mme Barbir rapporte qu’il y en a quelques-unes dans des établissements de Repentigny, de L’Assomption et de Terrebonne. Dans cette dernière ville, les CHSLD des Moulins et de la Côte Boisée sont touchés. Du côté des bonnes nouvelles, l’éclosion au CHSLD Saint-Eusèbe, à Joliette, est terminée.

Dépistage et vaccination

Il a également été question, au cours du point de presse, de dépistage et de la vaccination à venir. Le Dr Lessard affirme que « le dépistage va bien, mais on pourrait accueillir bien davantage de gens ». Il encourage une fois de plus les Lanaudois à ne pas hésiter aussitôt que des symptômes de rhume ou de grippe se manifestent.

Au sujet de la vaccination, c’est le directeur général adjoint du CISSS, Philippe Éthier, qui sera responsable de l’opération. Il mentionne que de la nouvelle information lui parvient tous les jours et que tous les détails seront rendus publics au courant des prochaines semaines. Il ajoute ne pas pouvoir dire où le site de vaccination de la région sera situé pour l’instant, mais que le fait que Lanaudière soit une vaste région sera pris en compte dans le choix de l’emplacement.

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©Archives

Le directeur régional de la santé publique de Lanaudière, Richard Lessard, note que les cas actifs sont à la hausse dans le sud de la région et à la baisse ou stables dans le nord.

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