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11 décembre 2020

Pénélope Clermont - pclermont@lexismedia.ca

Plonger dans le vide tête première, enfin

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©Asami Muro

Jean-Philippe Lemire, ou JP Lemm, ne compte pas sortir d’album pour l’instant, appréciant la liberté de pouvoir créer des chansons uniques inspirées par différents styles musicaux et qui ne suivent pas une ligne définie.

Alors que le contexte entourant la pandémie force plusieurs musiciens à changer de métier, Jean-Philippe Lemire a plutôt choisi ce moment pour s’y lancer corps et âme. Ayant mis cette passion de côté pendant trop longtemps, le Terrebonnien vient de lancer un premier single, Headfirst, comme dans « plonger dans le vide tête première ».

JP Lemm, surnom par lequel on peut le reconnaître sur les réseaux sociaux, ne se lance pas complètement dans l’inconnu. Il possède en effet une formation collégiale en musique, plus spécifiquement en basse électrique, en jazz, sans compter une longue expérience en piano classique datant de l’enfance. « La basse m’a amené à jouer de la guitare, à laquelle je me suis mis pour composer des chansons, en plus du ukulélé et du piano, depuis toujours. J’ai un banjo, un drum et trois guitares à la maison. Ça s’additionne toujours », expose le multi-instrumentaliste qui a aussi fait partie d’un groupe, Harshmellow. « On a joué à la radio de Joliette. On a été dans le palmarès top anglo pendant deux semaines, relate-t-il. Ça commençait à devenir plus sérieux, mais de l’autre côté, j’avais des obligations. » Une maison, une famille, mais également un métier, celui d’avocat. Pendant ses études en musique, Jean-Philippe poursuivait en parallèle des études en droit. « Au fil des années, je ne pouvais plus faire les deux », reconnaît l’homme qui ne regrette pas son choix, bien qu’il admette que la pandémie lui a donné « le coup de pied » qui lui manquait.

Le droit d’être un artiste

« Le rythme d’un avocat de litiges, c’est beaucoup de travail et de préparation. Au début de la pandémie, j’ai comme frappé un mur : les entreprises que je représentais ont toutes mis leur litige sur hold. Je me trouvais dans une zone incertaine avec tous ces dossiers suspendus, mais ça m’a permis de ralentir un peu, de me concentrer sur mes compositions et de les terminer, expose-t-il. Même si j’étais avocat, je pianotais le soir et je créais des cellules mélodiques, mais je n’allais jamais au bout et je n’affichais rien en ligne avant. J’avais le sentiment de l’imposteur. »

Le milieu du droit étant conservateur, Jean-Philippe Lemire dit avoir toujours eu du mal à se déclarer artiste, croyant ses deux intérêts incompatibles. Mais si Laurent Duvernay-Tardif peut être médecin et remporter le Super Bowl, Jean-Philippe Lemire peut bien être avocat et chanter! Josiane Comeau (La Voix) qui veut devenir médecin et Jonathan B. Roy qui fait le tour du monde à vélo sont d’autres exemples qui ont motivé le principal intéressé à voir les choses autrement. « L’accumulation de ces témoignages m’a inspiré. Quand on peut le faire, pourquoi ne pas le faire? » résume-t-il en ayant déjà la réponse.

Une dualité qui s’exprime

C’est donc avec Headfirst, lancée le 20 novembre, que l’auteur-compositeur-interprète assumé a fait le grand saut. « J’y vais et je crois en mes moyens », assure le chanteur dont la pièce traite « de persévérance, de désir de grandir et d'explorer la vie ». Le 16 décembre paraîtra aussi Out Of Reach, écrite par Matthieu Joly et composée par lui.

« Elle partage le même thème que Headfirst, soit celui de vouloir réaliser ses rêves, mais elle situe l'auditeur à une période complètement différente. Alors que Out Of Reach traite de cette période de doutes, de découragements, de frustrations et de désirs d'abandonner ses rêves au profit du statu quo, Headfirst exprime la sérénité que l'on peut ressentir une fois la décision prise de faire le saut et de faire ce que l'on aime dans la vie. Cette dualité qui m'a habité tout au long des dernières années peut donc être ressentie à travers ces deux chansons », témoigne celui qui ne craint pas un retour en arrière une fois que la pandémie sera terminée.  

« Je suis en contrôle et à la bonne place. Je saurai m’adapter à la nouvelle réalité », conclut plus confiant que jamais JP Lemm, que l’on peut suivre sur Facebook, Instagram et toutes les plateformes musicales.

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