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16 décembre 2020

Jean-Marc Gilbert - jmgilbert@lexismedia.ca

Athlètes d’élite : un quotidien bien différent depuis mars

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©Hugo Baraldi-Turcotte, Speed Skating Canada

Steven Dubois espère bien pouvoir reprendre là où il a laissé avant que la COVID-19 ne vienne freiner son élan au printemps 2020.

Les athlètes, dont la routine quotidienne est souvent rodée au quart de tour pour leur permettre de bien performer, ont eux aussi vu leur quotidien bouleversé par la pandémie de COVID-19. Le quart-arrière Mathieu Boudreau, le patineur de vitesse Steven Dubois et la gardienne de but Ève Gascon ont accepté de raconter brièvement comment ils ont vécu les derniers mois.

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©Courtoisie

Ève Gascon a bien hâte de pouvoir renouer avec la compétition.

Après avoir mené les Islanders de John Abbott à la conquête du Bol d’or en 2019, Mathieu Boudreau était très excité à l’idée d’endosser l’uniforme des Redbirds de l’Université McGill, cet automne, à titre de recrue. La COVID-19 a cependant frappé quelques mois avant, mettant ainsi ses plans sur pause. « Il n’y a carrément pas eu de saison. Il y a eu des pratiques, toujours à deux mètres de distance. Nous avons étudié le livre de jeux, mais sans plus », affirme-t-il en entrevue.

Voir le début de la saison être repoussé sans cesse nuisait à sa motivation. Quand la saison a finalement été annulée, il s’est dit qu’il allait en profiter pour s’entraîner en gymnase pour être prêt pour 2021. Puis les gyms ont été contraints de fermer leurs portes. « J’ai un mini-gym à la maison, donc j’ai au moins cette chance de pouvoir m’entraîner chez moi », raconte-t-il. 

Même s’il n’avait pas lancé de ballon depuis un mois lors de l’entrevue, ce qui est fort inhabituel pour le quart-arrière, Mathieu Boudreau ne craint pas d’être rouillé lorsqu’il pourra retourner sur le terrain. À ce sujet, c’est le néant pour l’instant. « McGill nous envoie des programmes d’entraînement. Je garde contact avec des coéquipiers, et mon entourage me soutient et m’aide à persévérer », souligne le Terrebonnien.

En congé forcé

Le patineur de vitesse Steven Dubois a vu son élan stoppé net par le coronavirus au printemps. Médaillé d’or au 500 m lors d’une épreuve de la Coupe du monde en Allemagne, puis médaillé de bronze au 1 000 m et d’or au relais lors de l’épreuve suivante aux Pays-Bas, le Terrebonnien était gonflé à bloc en vue des championnats du monde qui devaient se dérouler à Séoul au printemps 2020. Toutefois, la situation a forcé l’annulation de cet événement phare, mettant abruptement fin à la saison. « Sans la COVID, je serais présentement en Asie en train de compétitionner », nous lance Steven Dubois dans une entrevue après un entraînement… à Montréal.

Il a dû prendre un congé forcé de la patinoire pendant de courtes périodes à quelques reprises depuis mars. L’homme de 23 ans avoue avoir eu de la difficulté à se discipliner pour s’entraîner hors glace sans avoir d’objectif précis dans sa mire. C’est plus facile depuis qu’il a pu retourner sur la glace. « Les entraîneurs sont bons pour nous garder motivés en rendant les entraînements intéressants », souligne Steven Dubois.

Ne sachant pas comment se dessinent les prochains mois sur le plan de la compétition, il se concentre à corriger ses défauts et garde tête les Jeux olympiques de 2022.

Pas de revanche

Ce qui semble le plus décevoir la jeune gardienne de but Ève Gascon, c’est qu’elle n’aura pas l’occasion de prendre sa revanche contre l’équipe américaine aux Championnats du monde de hockey féminin des moins de 18 ans qui devaient se dérouler en Suède pendant la période des Fêtes. La COVID-19 a forcé son annulation. Lors de la précédente édition, le Canada s’était incliné en prolongation 2 à 1 contre les États-Unis en grande finale le 2 janvier. « C’est un pincement au cœur de ne pas pouvoir revivre ce tournoi », confie-t-elle en entrevue.

Celle qui n’a pas disputé de match depuis la première vague de la COVID-19 a tout de même la chance de s’entraîner beaucoup, que ce soit à l’extérieur de la glace de l’Institut national du sport (INS) du Québec au complexe sportif du parc olympique ou sur la glace en réservant des blocs d’heures. « Ce n’est pas comme des situations de match, mais je suis quand même chanceuse de pouvoir m’entraîner autant », souligne l’athlète de 17 ans. Elle ne craint donc pas d’avoir perdu son agilité lorsque les activités redémarreront.

Tout comme la majorité des athlètes, elle n’a aucune indication au sujet de cette reprise, mais a bien hâte de fouler la glace de nouveau et, qui sait, de recevoir une invitation de l’équipe canadienne pour les Jeux olympiques de 2022.

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©Courtoisie

Mathieu Boudreau doit encore patienter avant de jouer son premier match avec les Redbirds de McGill.

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