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08 janvier 2021

Jean-Marc Gilbert - jmgilbert@lexismedia.ca

Hausse des cas jusqu’à la fin de février, craint la Santé publique

COVID-19

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Si la population ne respecte pas davantage les consignes, la Santé publique s'attend à une hausse constante des cas qui pourrait perdurer jusqu'à la fin du mois de février dans la région, ce qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur le réseau de la santé.

En raison des rassemblements qui ont été plus nombreux que l’espérait la Santé publique et de la transmission communautaire, le directeur régional de santé publique de Lanaudière, Richard Lessard, craint de voir « une augmentation constante des cas de COVID-19 et des hospitalisations » jusqu’à la fin du mois de février si les consignes sanitaires ne sont pas mieux respectées.

C’est ce qu’il a affirmé lors du premier point de presse de l’année organisé par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière, le 7 janvier, pour faire le point sur la situation dans la région.

Comme c’est le cas depuis la mi-décembre, c’est surtout dans le sud de la région que les cas sont nombreux (680 dans Les Moulins et 474 dans L’Assomption). Même au prorata de la population (cas par 100 000 habitants), ces deux MRC sont largement plus touchées. Tableau à l’appui, il a rappelé qu’on dénombrait 17 hospitalisations et 6 personnes aux soins intensifs en date du 23 décembre. En date du 7 janvier, ces nombres avaient presque doublé avec 29 personnes hospitalisées et 11 autres aux soins intensifs.

« Ça fait beaucoup de monde qui occupe des lits, mobilise des équipes et des ressources qui auraient pu être utilisées pour d’autres services », soutient le Dr Lessard.

La présidente-directrice générale par intérim du CISSS, Caroline Barbir, a ajouté qu’en effet, l’Hôpital Pierre-Le Gardeur « commence à se remplir de patients COVID » et que cela se fait particulièrement ressentir avec 252 membres du personnel absents en raison du virus.

Un contraste par rapport à ce qui était observé auparavant, les personnes âgées de 70 ans et plus qui contractent le virus n’habitent pas en majorité dans les CHSLD ou les résidences pour personnes âgées, mais plutôt à leur domicile. Le seul CHSLD de la MRC Les Moulins déplorant actuellement une éclosion importante est celui de la Côte Boisée, où 5 nouveaux cas avaient été déclarés entre les 5 et 6 janvier, portant le total à 16 cas actifs. Neuf résidents de l’endroit ont perdu la vie.

La vaccination progresse

Il a également été question de la vaccination lors du point de presse. En date du 6 janvier, 2 282 doses avaient été administrées aux résidents des CHSLD et aux travailleurs du réseau de la santé dans Lanaudière.

Avec les trois plateaux de 975 doses du vaccin de Pfizer et les 470 doses de celui de Moderna, puis les autres qui suivront au cours des prochaines semaines, Mme Barbir a affirmé avoir bon d’espoir de terminer d’ici quelques semaines l’administration de la première dose aux résidents des CHSLD. Viendront ensuite les résidents des ressources intermédiaires ainsi que les résidences privées pour aînés, comme le veut la priorisation établie par Québec.

Précisons que les travailleurs de la santé reçoivent le vaccin de Pfizer, car ses doses ne peuvent pas être déplacées, contrairement à celles de Moderna, qui peuvent être transportées d’un endroit à l’autre pour vacciner les résidents des différents établissements.

L’ouverture d’un second site de vaccination, qui sera situé au Centre multivocationnel Claude-David (ancien hôpital de Repentigny), possiblement à compter du 25 janvier, aidera à accélérer le rythme. 

Le CISSS de Lanaudière rappelle qu’il existe de multiples façons de se faire dépister. La liste des ressources disponibles est disponible sur Internet au www.cisss-lanaudiere.gouv.qc.ca/coronavirus/depistage-covid-19. À cet effet, le Dr Lessard suggère aux gens d’aller se faire dépister dès l’apparition de symptômes et non pas d’attendre quelques jours et de courir le risque d’infecter un plus grand nombre de personnes.

Par ailleurs, le directeur régional demande à la population de collaborer avec la santé publique en répondant bien aux questions posées à une personne qui serait déclarée positive. « Les gens s’attendent à ce qu’on les juge ou à ce qu’on les dénonce, mais ce n’est pas le cas. Ce ne sont pas des informations qui sont rendues publiques », insiste-t-il.

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