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02 février 2021

Jean-Marc Gilbert - jmgilbert@lexismedia.ca

Du remblayage qui dérange

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©Jean-Marc Gilbert - La Revue

La Revue n’a même pas eu à attendre une minute avant de voir trois camions accéder au chemin pour se rendre au site à remblayer, pendant que deux autres quittaient les lieux. Plusieurs résidents en ont assez des passages incessants de poids lourds.

Des travaux de remblayage qui entraînent quotidiennement le passage d’une centaine de camions remplis de terre sur le chemin Saint-Roch, à Terrebonne-Ouest, donnent des maux de tête aux résidents du secteur. Même si le propriétaire du terrain agit en toute légalité, les désagréments causés par le passage continuel de poids lourds ont incité des résidents à démarrer et à signer une pétition.

Vitesse excessive, arrêts obligatoires non respectés par les camionneurs, bruit et poussière sont quelques exemples de ce qu’endurent quotidiennement ceux qui habitent entre les rues Camus et Di Patria, et ce, sur une artère dans laquelle la Ville a investi 3 M$ cet été, dans le but de l’élargir, notamment. La chaussée a été refaite.

Excédé, Maxime Desrochers a lancé une pétition, cet automne, pour que la Ville de Terrebonne ne renouvelle pas le permis de remblai délivré le 28 avril.

En principe, ce permis était valide pour six mois, soit jusqu’au 28 octobre. Il a toutefois été renouvelé automatiquement à la suite de la suspension du décompte des délais de validité des permis pour une période indéterminée. Une décision prise par le conseil municipal en mai dernier, dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

Résultat, les camions ont continué de passer tous les jours entre 6 h et 16 h. Au total, environ 20 000 camions de terre propre seront nécessaires pour remblayer le terrain situé en face du 960, chemin Saint-Roch, qui a été exploité comme carrière au cours des dernières décennies. Après une accalmie en décembre, les camions ont recommencé à circuler de plus belle en janvier. « Ce ne sont pas juste des dix roues. Il y a aussi de gros camions de 45 pieds. C’est rendu que je ferme les stores en avant de chez moi et que je vais m’installer vers l’arrière de la maison », témoigne M. Desrochers.

Il n’est vraisemblablement pas le seul, puisque la pétition comptait quelque 170 signatures lorsqu’elle a été déposée au conseil municipal, le 5 octobre.

Une copie a aussi été transmise au ministère de l’Environnement. « Nous tenons à vous informer que les permis de remblayage avec des sols propres sur des terrains sont délivrés par la municipalité et ne sont pas de la juridiction du Ministère […] Je vous invite donc à poursuivre vos démarches auprès de la Ville de Terrebonne », lui a-t-on répondu.

Par ailleurs, certains camionneurs ne respectent pas les arrêts et circulent trop vite. « Il y a un réel danger pour tous », argue l’instigateur de la pétition. De plus, il est convaincu la chaussée se désagrégera très rapidement.

Opérations policières et mitigation

Du côté de la Ville, on confirme être « au fait des désagréments liés à ces travaux » et on affirme que diverses mesures ont été mises en place concernant tant la sécurité que la protection de la chaussée.

« Durant les travaux, jusqu’à présent, 101 constats ont été émis. C’est pourquoi des opérations policières ont eu lieu très régulièrement et se poursuivent en fonction de l’évolution de la situation », affirme la conseillère en communication Marie Eve Courchesne, dans un courriel.

En ce qui a trait aux risques de dommages à la chaussée nouvellement mise en place, la Ville dit s’être coordonnée avec le promoteur effectuant les travaux. Par ailleurs, elle rappelle que le chemin Saint-Roch est une route collectrice, ce qui implique le passage de véhicules lourds et d’autobus, notamment. « Dans l’exercice de mitigation, la Ville a convenu de modifier légèrement la structure de la chaussée afin de supporter la surcharge temporaire du camionnage intensif, et ce, sur le tronçon permis par le chemin préférentiel. Ce chemin préférentiel a été établi avec le promoteur, qui a collaboré avec la Ville afin qu’il emprunte la rue Camus et par la suite le chemin Saint-Roch jusqu’aux environs de la rue Marguerite », conclut Mme Courchesne.

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