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03 février 2021

Gilles Bordonado - gbordonado@lexismedia.ca

Rien, nada!

LIBRE OPINION

Gilles Bordonado

Gilles Bordonado, éditeur de La Revue

Le sud de Lanaudière demeurera-t-il le grand oublié de la version finale du Plan stratégique de développement (PSD) que dévoilera ce printemps l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM)?

J’ai écrit souvent que les gens d’ici étaient des citoyens de seconde zone lorsqu’il est question d’investissements structurants en transport en commun. Et les annonces faites jusqu’à présent par Québec et son partenaire CDPQ Infra le confirment, bien que nous soyons représentés par des députés au gouvernement.

Alors que le REM rejoindra l’ouest de Montréal, de Laval, de la Rive-Nord et de la Rive-Sud, l’est de Montréal, et qu’on parle de prolongements vers le centre de Laval et de Longueuil, il n’y a rien, rien de rien pour le sud de Lanaudière. Nada!

Nous aurons droit, comme toutes les autres banlieues d’ailleurs, à une petite voie réservée décente sur une autoroute, la 25, et à un train de banlieue inefficace jusqu’en 2024. Tout ce qu’on a et qu’on aura, ce sont de beaux autobus pour nous emmener à des stations de métro à Montréal et à Laval. On est vraiment des citoyens de seconde zone…

Il n’y rien de surprenant à ce que nos maires réclament d’urgence une étude détaillée et transparente sur le prolongement du REM de l'est de Montréal vers la couronne nord. Il est gênant de voir le traitement qui est fait des gens d’ici, même quand ils votent du bon bord. Malgré les investissements massifs de nos villes en transport par autobus, notre population continuera d’être privée d’infrastructures lourdes de transport collectif par Québec. Elle ne dispose pas et ne disposera pas de services dont profiteront pourtant tous les banlieusards du grand Montréal. On nous force, ni plus ni moins, à utiliser nos autos alors que la croissance affolante de notre population et de la circulation se poursuit.

J’appuie à 100 % des demandes des maires des MRC Les Moulins et L’Assomption qui réclament de façon urgente le REM sur la Rive-Nord. Pourquoi celui-ci va-t-il à Laval, à Longueuil, à Deux-Montagnes, à Brossard, dans l’ouest et l’est de Montréal, mais pas chez nous?

Il est insultant de voir les milliards et les infrastructures de transport en commun de qualité toujours aboutir dans la cour des autres et jamais ici.

Quant au REM réclamé sur la Rive-Nord dans l’axe de la 640, je dis : pourquoi pas? Il évitera un élargissement coûteux, hypothétique et polluant de cette autoroute qui frôle déjà la saturation.

L’adoption actuelle du télétravail ne doit pas limiter nos réclamations. Oui, il en coûte cher, mais le REM n’est pas le projet d’une décennie, mais bien de plusieurs générations. Ne cessons pas de revendiquer, car il ne doit pas y avoir deux types de citoyens lorsqu’il est question de transport en commun. Tous doivent être traités avec équité.

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