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09 février 2021

Jean-Marc Gilbert - jmgilbert@lexismedia.ca

Patrimoine et prévention du harcèlement à l’avant-scène

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©Archives

Les séances du conseil municipal de Terrebonne se déroulent toujours à huis clos en raison du contexte pandémique. La prochaine se tiendra le 15 mars.

En plus de discussions au sujet du projet d’agrandissement du site d’enfouissement du Complexe Enviro Connexions, il a été une fois de plus question de patrimoine à la séance du conseil municipal de Terrebonne, le 8 février. Les élus ont aussi appuyé à l’unanimité une déclaration sur la démocratie et le respect, puis adopté une nouvelle politique pour contrer le harcèlement.

Espérant pouvoir faire confiance à l’administration municipale pour qu’elle concrétise les engagements contenus dans l’annonce en matière de patrimoine faite quelques heures plus tôt, le conseiller du Vieux-Terrebonne, André Fontaine, voulait que soit adoptée une résolution demandant la réalisation d’une étude indépendante sur l’état du bâtiment du 133, rue Chapleau, soit l’ancienne manufacture Globe Shoe. Cette demande faisait suite au dévoilement récent d’une autre étude, commandée par le propriétaire de l’édifice, le Groupe Magma, en 2014. Celle-ci décrivait le bâtiment comme étant dans « un état précaire et irrécupérable ». Le conseiller Simon Paquin a répondu à M. Fontaine ne pas être contre son idée, mais qu’il était impossible d’y donner suite maintenant, puisque le comité de démolition n’avait pas encore statué sur la demande de démolition déposée en janvier.

Le greffier Jean-François Milot a été encore plus clair. « Le conseil municipal pourrait devoir entendre un éventuel appel dans ce dossier. Si le conseil adopte une résolution, c’est comme s’il vient de positionner avant même que la décision soit rendue [par le comité de démolition]. Si on compare avec un processus judiciaire, c’est comme si la Cour d’appel venait dire à la Cour supérieure quoi faire avant même que la Cour supérieure ait rendu son jugement », a-t-il illustré. Compte tenu de ces explications, M. Fontaine a choisi de retirer sa proposition de résolution.

Une autre résolution présentée par M. Fontaine consistait à citer le plus rapidement possible ce même édifice comme immeuble patrimonial. M. Paquin a répondu qu’il fallait laisser travailler les fonctionnaires et les gens qui siègeront éventuellement au conseil local du patrimoine distinct, soulignant au passage qu’aucun élu n’a affirmé être en accord avec la démolition de l’ancienne manufacture construite en 1917. La résolution a été rejetée à 12 contre 4.

Respect, civilité et harcèlement

Parmi les autres sujets abordés, notons l’appui à la déclaration d’engagement sur la démocratie et le respect déposée par l’Union des municipalités (UMQ) en décembre.

Celle-ci fait référence à des incivilités, à des manques de respect, à des menaces et à de l’intimidation qui sont malheureusement devenus monnaie courante sur les réseaux sociaux, situation exacerbée depuis le début de la pandémie de COVID-19. Le maire Marc-André Plante affirme qu’à Terrebonne, des élus sont souvent victimes de violence verbale, surtout sur les réseaux sociaux. Il est toutefois très rare qu’une situation dégénère au point de constituer des menaces. « Il faut créer un climat propice pour inciter les gens à s’impliquer en politique municipale », indique le maire, surtout à l’approche du scrutin de l’automne.

Finalement, le conseil a adopté une version mise à jour que sa politique sur le harcèlement, qui n’avait pas été révisée depuis 2004. « La politique que nous avions ne parlait pas des enjeux de civilité entre collègues. La nouvelle vient camper notre position voulant que la Ville ne tolère plus l’incivilité, le manque de respect et l’intimidation entre collègues employés municipaux », souligne le premier magistrat.

Notons également l’adoption d’une politique de télétravail, chose inexistante à la Ville de Terrebonne avant la pandémie. Il semble maintenant évident que cette pratique est là pour de bon, du moins en partie. D’où l’importance d’en encadrer l’exercice.

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