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03 mars 2021

Gilles Bordonado - gbordonado@lexismedia.ca

Bravo papa!

LIBRE OPINION

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©Courtoisie

Entouré des membres de l’exécutif du PQ de Masson, Armand Bordonado, recevant le Prix Yves-Blais.

Dans les années 1960, travaillant au CN comme informaticien, Armand Bordonado, mon père, a remarqué comment les « Canadiens français » n’avaient pas le droit au respect et à la place qu’ils méritaient. Voyant de jeunes anglophones les traiter avec condescendance, voire dédain, mon père, un progressiste, a gonflé les rangs du Parti Québécois en 1969. Dès lors, ce souverainiste convaincu est devenu un militant dévoué à la grande cause de sa vie, celle de faire du Québec un pays.

Français d’origine espagnole et natif du Maroc, arrivé sous la neige un 31 octobre 1964, mon papa s’engage au PQ dans Bourassa, tentant en vain de faire élire en 1970 le grand Jacques-Yvan Morin. Quittant Montréal pour Mascouche, il œuvre au PQ de L’Assomption en 1973 et en 1976, voyant ses efforts, comme ceux de centaines de militants, être récompensés par l’élection de Jacques Parizeau. Depuis, il a participé à presque toutes les élections provinciales avec le PQ, fédérales avec le Bloc Québécois, et aux référendums sur la souveraineté de 1980 et de 1995, et de Charlottetown en 1992.

Il a occupé tous les postes imaginables, mais la préparation des listes électorales est devenue sa grande spécialité. Pendant de très longues heures, il prépare les fameuses électorales en vue du jour J, des outils essentiels à la sortie du vote.

Malgré le passage du temps, quel que soit le chef ou le candidat local du PQ et du Bloc, mon père a soutenu ces deux véhicules politiques, les mieux placés pour faire avancer la souveraineté. Cette foi envers le Québec et les Québécois et leur capacité de se gouverner seuls, ainsi que son amour inconditionnel pour sa patrie d’accueil ne l’ont jamais abandonné. Avec ma mère, il a transmis, à ma sœur, à mon frère et à moi, cet espoir que notre peuple puisse être un jour un pays normal, comme le sont les 197 autres reconnus par les Nations Unies.

L’exécutif du PQ de Masson, lors de sa dernière assemblée générale, a remis à mon papa, un homme de nature réservée, le Prix Yves-Blais en reconnaissance de son engagement à la cause du Québec. « Par cette distinction, nous voulons honorer tout le travail et le dévouement – trop souvent dans l’ombre – ainsi que l’immense contribution d’un militant invétéré, souverainiste convaincu et convainquant, bâtisseur du Québec », a déclaré Jonathan L. Bourgeois, président du PQ de Masson. Mon père en a été grandement touché : « Je suis très ému de recevoir ce prix aujourd’hui. Vous savez, ma femme et moi avons choisi le Québec comme terre d’adoption lorsque nous avons immigré ici. Toute mon action politique, je l’ai faite avec la passion du Québec et avec la conviction que la protection de langue et de sa culture passe par son indépendance. »

Cher papa, derrière le grand intellectuel se cache un homme passionné qui n’a jamais perdu la foi en son idéal. Et ça manque de plus en plus dans notre société. Ce titre, tu le mérites amplement. Je suis, nous sommes, bien fiers de toi.

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