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03 mars 2021

Mélanie Savage - msavage@lexismedia.ca

Une détresse bien réelle

JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES

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La pandémie et ses conséquences peuvent peser lourd sur le moral des femmes. Elles ne doivent pas hésiter à parler et à aller chercher de l’aide.

Les femmes sont encore majoritaires à soigner, à laver et à éduquer, rappelle le Conseil du statut de la femme. Si la pandémie a permis de mettre en lumière le caractère essentiel de leurs multiples rôles, elle aura aussi rappelé que leur situation est souvent précaire et leur détresse, accrue.

Même si le partage des tâches a bien évolué au cours des dernières décennies, c’est encore à la femme qu’incombe une plus grande partie des tâches domestiques et des soins aux enfants. « C’est comme un automatisme : on remet encore aux femmes la responsabilité des soins aux enfants. C’est encore plus visible pendant la pandémie, alors que ce sont surtout les femmes qui gèrent l’école à la maison », affirme Caroline Parent, coordonnatrice du Centre de F.A.M. des Moulins.

La pandémie a aussi fait réaliser aux Québécois l’importance des travailleurs essentiels, qui sont en fait en majorité des travailleuses essentielles. « Les femmes sont au front depuis le début : les infirmières, éducatrices, préposées aux bénéficiaires, même les caissières dans les épiceries. Et encore une fois, on voit que les femmes sont essentielles en emploi, mais leurs conditions de travail restent difficiles, précaires. Elles sont épuisées, fragilisées, malgré toute la force qu’elles ont », constate Mme Parent.

Une détresse accrue

Cet épuisement, souvent psychologique, la coordonnatrice le voit chez des participantes du Centre de F.A.M. La pandémie, l’anxiété qu’elle cause, l’instabilité économique et l’isolement sont autant de facteurs qui viennent accroître la détresse psychologique chez les femmes. « Beaucoup vivent seules, alors avec le confinement, elles se retrouvent très isolées », déplore Mme Parent.

Elle remarque que les vidéoconférences n’arrivent pas à remplir le vide créé par la pandémie, ni même les rencontres à 2 mètres de distance lorsqu'elles sont permises. « Il nous manque la chaleur humaine! Être ensemble au naturel, sans être tout le temps en train de penser si on est à 2 mètres, si notre masque est bien placé, etc. »

Caroline Parent note par ailleurs que de nombreuses femmes n’osent pas demander de l’aide. « C’est comme si elles étaient en attente. Elles se disent : "Le printemps arrive, ça va aller mieux après. Le vaccin s’en vient, je vais être correcte après." Mais pendant ce temps, l’anxiété augmente, les dépressions aussi », dit-elle.

La coordonnatrice rappelle aux femmes que même si les locaux du Centre de F.A.M. sont fermés pour l’instant, il y a une intervenante au bout du fil (450 964-5827) et des activités virtuelles. « Il faut insister, dire aux femmes qui ne vont pas bien qu’elles ne doivent pas rester prises avec ça et que ce qu’elles vivent est normal : nous avons perdu notre équilibre », lance-t-elle. D’ici à ce qu’on retrouve nos repères, il faut être présentes les unes pour les autres.

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