Carrières dans votre région Guide resto Avis de décèsÉdition Électronique Rabaischocs.com Jytrouvetout.ca

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Actualité

Retour

04 mars 2021

Pas de démolition pour le bâtiment de la Globe Shoe

LES QUATRE AUTRES DEMANDES ACCEPTÉES

globe shoe

©courtoisie

Le Comité de démolition de la Ville de Terrebonne a refusé la demande concernant l’ancien site de la Globe Shoe.

Le comité de démolition de la Ville de Terrebonne accepte sous conditions quatre des cinq demandes de démolition formulées relativement à des bâtiments dans le Vieux-Terrebonne, mais refuse celle qui concerne la Globe Shoe, la cinquième demande.

Le comité explique, dans un récent communiqué, que les demandes de démolition du 145, rue Chapleau, du 589, rue Saint-Jean-Baptiste ainsi que des 96 et 102, rue Louis-Lepage ont été acceptées, entre autres parce que « ces bâtiments ne représentent pas une valeur patrimoniale significative, selon l’Inventaire et plan de mise en valeur du patrimoine de la Ville de Terrebonne ».

Il y a toutefois des conditions à respecter. « Le requérant doit avoir déposé un projet de remplacement. Ce projet devra avoir été approuvé dans le cadre d’une demande assujettie au règlement sur les plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA), et ce, avant d’obtenir le permis de démolition », précise dans un courriel la conseillère en communications à la Ville Amélie Beaulac. Notons aussi que la décision a un délai de validité maximale d’un an.

Le refus et les motifs

La demande de démolition du 133, rue Chapleau, l’ancien site de la Globe Shoe, a pour sa part été refusée. Le comité souligne entre autres la « valeur patrimoniale supérieure du bâtiment », selon l’inventaire, et le fait qu’il fasse partie de l’identité du quartier, tout en marquant la porte d'entrée de la ville à partir du pont Sophie-Masson. Le comité voit également le bâtiment comme un « point d’ancrage de la fonction commerciale et industrielle traditionnelle de la rue Chapleau » et comme « l’un des deux derniers vestiges de l’industrialisation de Terrebonne au début du 20e siècle ».

Par ailleurs, des gens se sont opposés au projet de démolition dans les 10 jours suivant l'affichage de l'avis public sur l'immeuble le 7 janvier, ainsi que dans le cadre de la consultation écrite qui a suivi.

Finalement, le comité rappelle que la règlementation municipale « interdit de détériorer ou laisser se détériorer un bâtiment par manque d'entretien, usage abusif ou manœuvre de dégradation […] Conséquemment, l'état actuel de l'immeuble ne peut, à lui seul, être invoqué en tant que motif prétendant justifier sa démolition faute d’entretien ».

André Fontaine à moitié soulagé

Appelé à réagir, le conseiller municipal du quartier, André Fontaine, s’est dit heureux de sauver au moins le 133, rue Chapleau. Pour ce qui est des autres bâtiments, il comprend qu’il faudra un projet de remplacement avant de pouvoir les démolir, mais il croit que certains, comme le 589, rue Saint-Jean-Baptiste, sont toujours en bon état.

Le plus souhaitable, selon M. Fontaine, serait de déposer un plan d’aménagement et d’ensemble (PAE) pour toute la rue Chapleau, comme le conseil municipal l’a fait dans d’autres secteurs de la ville au cours de la dernière année. « De cette façon, on viendrait donner des indications aux promoteurs sur les orientations de la Ville », souligne-t-il.

Possibilité d’appel

Le requérant, dans ce cas-ci le Groupe Magma, dispose de 30 jours pour porter en appel la décision du comité de démolition. Le cas échéant, c’est le conseil municipal qui sera appelé à trancher lors d’une assemblée, après l’étude de la demande. Une telle décision serait « finale et exécutoire ».

Le requérant ne veut pas dire, pour l’instant, s’il en appellera ou non de la décision. « Le Groupe Magma est en train d'analyser la situation et d'évaluer les options qui s'offrent à lui. Pour l'instant, aucune décision n'est prise et mon client n'a pas d'annonce supplémentaire à faire », nous écrit, dans un courriel, Nataly Messarra, stratège d’une firme de relations publiques représentant le groupe.

Texte : Pénélope Clermont et Jean-Marc Gilbert

Croyez-vous que la grève des enseignants, le 14 avril au matin, fera bouger les choses?

Proposer votre sondage Voir les résultats

Propulsé par votre hebdomadaire local

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média