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04 mars 2021

Mélanie Savage - msavage@lexismedia.ca

Violence conjugale : une fenêtre trop petite pour demander de l’aide

JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES

regroupelles

« Il n’y a pas moins de violence conjugale parce qu’il y a moins de monde dans les rues. Au contraire. » C’est la réalité constatée en temps de pandémie par Chantale Cloutier, directrice de Regroup’elles. Les femmes victimes de violence conjugale peinent en outre à demander de l’aide, conséquence du confinement et du couvre-feu.

« Il n’y a pas moins de violence conjugale parce qu’il y a moins de monde dans les rues. Au contraire. » C’est la réalité constatée en temps de pandémie par Chantale Cloutier, directrice de Regroup’elles. Les femmes victimes de violence conjugale peinent en outre à demander de l’aide, conséquence du confinement et du couvre-feu.

Les premières semaines de la pandémie de COVID-19 ont été difficiles à la maison d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants. « Pendant un certain temps, les femmes qui arrivaient et qui, rappelons-le, vivaient une situation traumatisante, devaient s’isoler 14 jours avant d’intégrer réellement la maison. Celles qui avaient des enfants n’ont pas voulu venir pour la plupart, parce que ça impliquait que les enfants manquent l’école pendant deux semaines », rapporte Chantale Cloutier.

La quarantaine n’est plus obligatoire depuis, mais les places, déjà pas assez nombreuses avant la pandémie, sont réduites. « Sur les 18 chambres, je dois en garder 4 fermées pour qu’elles servent pour l’isolement en cas d’éclosion. »

Pas de pauses pour ces femmes

La pandémie n’a pas que des impacts sur l’hébergement, elle en a aussi sur le quotidien des femmes. « On voit une hausse de l’anxiété chez ces femmes », constate Mme Cloutier. Comme le niveau d’anxiété a crû chez bien des hommes aussi, la violence aurait également augmenté. « Mais les possibilités pour l’entourage d’en être témoin et de dénoncer sont réduites avec le confinement et le couvre-feu », s’inquiète-t-elle. Les victimes elles-mêmes ont moins d’occasions de contacter Regroup’elles. « La fenêtre pour demander de l’aide est bien plus petite qu’avant. Avant, une femme pouvait prétexter une sortie avec des amies pour venir en rencontre dans nos services externes. Elle avait aussi une pause quand son conjoint sortait. Maintenant, c’est plus facile pour lui de contrôler les allées et venues de la femme. Pour elle, c’est un méga frein à demander de l’aide. On reçoit d’ailleurs moins d’appels le soir depuis le couvre-feu », se désole Mme Cloutier.

Comme solution à court terme, Chantale Cloutier espère la levée rapide du couvre-feu. Pour que les femmes puissent avoir plus facilement accès à du soutien. À moyen terme, elle souhaite davantage de financement récurent. « On a toujours manqué de place dans les maisons d’hébergement. Je dois refuser des demandes chaque semaine... » admet la directrice, avant de rappeler que les femmes reçoivent tout de même toujours du soutien au 450 964-4404.

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