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18 mars 2021

Gilles Bordonado - gbordonado@lexismedia.ca

De la m... dans la fan

LIBRE OPINION

Gilles Bordonado

Gilles Bordonado, éditeur de La Revue

J’ai un peu le sentiment de me répéter, mais les prochains mois promettent d’être animés à Terrebonne…

Ce qu’il est maintenant pertinent d’appeler l’« affaire Leclerc » a amené le débat à un autre niveau.

Il était prévisible – je le connais un peu – que Réal Leclerc ne se laisserait pas bousculer sans réagir. En enregistrant à son insu le chef de cabinet Alain De Choinière, qui a dû être le premier surpris de se voir en pleine télévision nationale, le conseiller municipal qui règne sans partage sur le secteur Saint-Roch/Saint-François depuis 20 ans a joué tout un tour à son ancienne formation politique, qui cherchait à se débarrasser de lui. Leclerc, un fin renard, ex-policier de métier, n’entend clairement pas à rire quand il est question de sa réputation. Rien de bien surprenant qu’il soit passé à l’attaque.

Si la rencontre de l’organisateur de l’Alliance démocratique Terrebonne est clairement malhabile et fait mal paraître M. De Choinière, ce type de conversation n’a rien de surprenant. Ce qui l’est… c’est qu’elle soit rendue publique. Et dans le cas présent, l’ADT se trouve dans une situation peu flatteuse.

La Revue et votre humble chroniqueur ont d’ailleurs traité des rumeurs touchant le conseiller Leclerc, rumeurs qui ne se sont jamais matérialisées en accusations concrètes. D’ailleurs, en parallèle à la plainte déposée par l’ex-porte-couleur de l’ADT auprès du Directeur général des élections du Québec, l’ADT a répliqué en portant plainte contre son ancien collaborateur auprès de la Commission municipale du Québec, voire à l’UPAC. On est passé à la contre-attaque.

Ce n’est pas d’hier que les parties de pêche de M. Leclerc font l’objet de discussions. La Revue avait abordé le sujet avec l’ADT l’an dernier. Cette formation politique avait fait le choix de ne pas commenter. Donc, il y a un an, l’ADT savait. Mais savait-elle en 2017? Selon le maire, non. Certaines sources nous disent que oui. Que ce soit le cas ou non, les « faits nouveaux » arrivent bien tard pour l’ADT. La campagne électorale se développant, ce parti espérait que le conseiller Leclerc se retirerait. Devant son refus, elle a décidé de s’en défaire pour les raisons qu’on connaît. C’est là son privilège, comme c’est celui de Leclerc de se défendre.

Comment tout cela va-t-il se terminer? Bien malin celui qui peut le prédire. Mais comme on dit en bon québécois, tout le monde tire de la m… dans la fan, et ça revole partout. D’ailleurs, je trouve malheureux que certains laissent croire que la ministre Lucie Lecours, conjointe de M. De Choinière, puisse souffler à celui-ci les prochains coups à jouer sur l’échiquier politique de Terrebonne. À mon avis, chacun d’eux mène une vie professionnelle bien à lui. 

Finalement, qui profitera du climat actuel? Si on associe l’« affaire Leclerc » à la sortie vigoureuse des employés municipaux regroupés sous l’Intersyndical, c’est clairement les opposants politiques à l’administration Plante. Les annonces positives de la formation se retrouvent noyées dans le tumulte, dont elle est la responsable, puisque la gestion des ressources humaines de la Ville, comme la présence de Réal Leclerc dans ses rangs, était sous sa seule responsabilité.

Je l’ai écrit en intro de cette chronique, les prochains mois promettent d’être palpitants à Terrebonne.

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