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29 mars 2021

Jean-Marc Gilbert - jmgilbert@lexismedia.ca

Autre empoignade politique à Terrebonne

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©François-Olivier Lauzière

L’Alliance démocratique Terrebonne croit qu’il y a lieu de s’interroger sur l’utilisation des deniers publics par le Mouvement Terrebonne et demande à nouveau que le contrat de Mathieu Traversy à titre de consultant soit rendu public.

Un communiqué de presse publié par l’Alliance démocratique Terrebonne (ADT) dans lequel on attribue le retrait d’Ève Duhamel du Mouvement Terrebonne (MT) à une utilisation « douteuse » de deniers publics par des élus et des cabinets politiques fait sourciller ces derniers, qui y voient une tentative flagrante de détournement d’attention.

Dans le communiqué daté du 24 mars, l’ADT dit réagir « avec étonnement » au retrait de Mme Duhamel. « Bien que ce divorce annonce probablement des divergences au sein de l’opposition, les choix organisationnels électoraux et les valeurs semblent être au cœur de cette décision », juge l’ADT.

On y rappelle les plaintes de la chef du Nouvel élan Terrebonne (NET) sur « la gestion du budget de son cabinet par Robert Morin en questionnant les dépenses de cette formation politique et l’apparence de connivence avec Mouvement Terrebonne ».

L’ADT s’interroge aussi « sur l’utilisation des deniers publics par l’opposition Mouvement Terrebonne, et ce, à des fins purement électorales », ce qui avait d’ailleurs amené le parti à demander, l’automne dernier, que le contrat de travail du consultant Mathieu Traversy soit rendu public. Il est aussi question de « factures de près de 40 000 $ quelques jours avant Noël et de multiples autres factures remboursées par l’opposition depuis le 1er juillet 2020 », note l’ADT en concluant que « ces faits ont assurément influencé la décision de Mme Duhamel de se retirer ».

Rien à voir, répond Ève Duhamel

Pour Ève Duhamel, l’ADT fait de « la petite politique » en se servant de sa sortie pour ramener ce débat à l’avant-scène. Elle ajoute que son départ n’a rien à voir avec ce qui est écrit dans ce communiqué. « Ils se prennent pour qui pour penser savoir ce qu’il y a dans ma tête? J’ai quitté parce que je n’étais pas à l’aise avec la façon de faire campagne du Mouvement Terrebonne », dit-elle en prenant soin d’ajouter qu’elle ne pointe personne du doigt et que chacun peut mener campagne de la façon qu’il l’entend. « On mélange des choux avec des carottes », illustre-t-elle.

Détournement majeur de l’attention

Pour MT, il s’agit d’un détournement de l’attention « gros comme une montgolfière » pour « changer le focus avec ce qui se passe avec le chef de cabinet du maire », souligne Mathieu Traversy. Il ajoute que les « factures sont accessibles » et qu’il est « prêt à rendre le contrat public », mais qu’il n’a jamais reçu de demande officielle.

Par ailleurs, M. Traversy souligne qu’il est « souhaitable » et « normal » que des conseillers de différents partis fassent front commun à l’occasion pour certaines initiatives, un peu comme l’Intersyndical le fait, donne en exemple le consultant.

Des propos qui rejoignent ceux de Robert Morin. De fait, M. Morin juge que « l’ADT instrumentalise une plainte frivole pour détourner l’attention » indique-t-il dans un communiqué de presse. Il souligne par ailleurs « qu’aucune enquête n’a été portée à [s]on attention » à la suite de la plainte de Mme Quevillon.
« À un moment donné, il faut arrêter de salir pour le plaisir de salir », conclut-il.

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