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02 avril 2021

Pénélope Clermont - pclermont@lexismedia.ca

Étienne Drapeau traverse « Le Pont »

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©Olivier Savoie Campeau

Étienne Drapeau livre « Le Pont », son meilleur album, croit-il.

C’est avec la volonté de faire tomber les barrières établies, tout en découvrant de nouveaux territoires artistiques, qu’Étienne Drapeau a entrepris la création de son huitième album, Le Pont.

Depuis le début de sa carrière, il y a 17 ans, l’auteur-compositeur-interprète de Terrebonne observe une certaine frontière entre les artistes « de gauche » et ceux plus « pop ». « Il n’y a pas beaucoup de mélange de genres », constate-t-il en les comparant à deux solitudes : la musique pop versus la musique « intellectuelle ». « Alors qu’on est un milieu qui gagnerait à être uni, et encore plus maintenant », poursuit-il en citant un sondage publié à l’automne qui mentionnait que 57 % des musiciens interrogés disaient être en réflexion quant à leur avenir dans le milieu, tandis que 18 % avaient déjà pris la décision de changer de profession.

Pour réaliser Le Pont, le chanteur est donc allé repêcher Claude Bégin, qu’il considère à son opposé avec « son style street, son côté mystérieux et ses tattoos ». « Je trouvais moi-même que ça ne faisait pas de sens, d’aller le voir, exprime-t-il pour souligner son malaise à l’approcher, mais quand on enlève les barrières et qu’on crée, on est tous des humains, et on a eu du fun. »

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©courtoisie

Poussé par l’envie d’explorer de nouveaux territoires, l’auteur-compositeur-interprète de Terrebonne s’est associé à Claude Bégin pour la création de son huitième album.

« Mon meilleur album »

Il résulte de cette association inusitée le meilleur album de sa carrière, croit Étienne Drapeau. « J’ai toujours dit que mon meilleur, c’était mon troisième, avec T’es ma femme, t’es la plus belle, mais maintenant, c’est lui », confirme l’artiste en pointant sa volonté « d’aller ailleurs ». « J’ai essayé fort, fort de ne pas trop écrire "je t’aime", "femme" et parler à la 2e personne. J’ai aussi voulu construire des refrains plus simples avec moins de texte et de mettre plus de contenu dans les couplets », illustre-t-il avec humilité.

S’éloignant donc de la déclaration d’amour, l’auteur y va entre autres d’une critique sociale avec Combien tu veux? et rend hommage au peuple cubain dans Cuba libre, en plus d’aborder la maladie de l’Alzheimer avec Je serai là. « J’avais envie d’aller plus loin dans les textes. Les chansons sont plus up tempo aussi; il n’y a que deux ballades », ajoute le Terrebonnien.

Il donne également du crédit aux arrangements de son réalisateur, arrangements qu’il a malgré tout dû prendre le temps d’apprivoiser, admet-il. « J’ai grandi dans le folk, les grandes chansons françaises et les arrangements classiques; lui m’envoyait de l’aérien et de la programmation, relate-t-il avec amusement. Dans ma tête, Le Pont était une ballade. Claude a ajouté un bruit de criquet; il y a plein de sonorités qui se promènent là-dedans. »

Somme toute, il avance que le processus a été facile : « Chaque fois, on corrigeait quelques trucs et on tombait dans le mille. »

Heureux à l’idée de partager son œuvre avec ses fans, qu’il espère au rendez-vous malgré le fait qu’il navigue dans de nouvelles eaux, Étienne Drapeau se réjouit de l’accueil de la critique, et ce, même si certains considèrent qu’il aurait pu aller plus loin. « Et moi qui trouve que je suis allé le plus loin que je pouvais aller! » conclut en riant l’auteur-compositeur-interprète.

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©Olivier Savoie Campeau

« J’avais envie d’aller plus loin dans les textes », confie Étienne Drapeau.

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