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05 mai 2021

Pénélope Clermont - pclermont@lexismedia.ca

Terrebonne : un taux de mobilisation des employés de 41 %

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Les négociations de conventions collectives en cours, les changements organisationnels qui s’opèrent, et la réalité et les défis qu’impose la COVID-19 expliquent les résultats, selon la Ville de Terrebonne.

Ayant ciblé la mobilisation du personnel comme un des objectifs prioritaires de sa planification stratégique 2021-2025, la Ville de Terrebonne a mandaté Kincentric pour réaliser un sondage de mobilisation auprès de ses employés. Si la Ville considère les résultats comme étant satisfaisants dans les circonstances, l’Intersyndical de Terrebonne les juge « catastrophiques et alarmants ».

« Considérant les nombreux changements apportés au cours des dernières années et dans une perspective d’amélioration continue, il devenait important pour la Direction générale de prendre le pouls actuel des employés quant à leur expérience de travail afin de pouvoir [entreprendre] des actions ciblées », expose d’entrée de jeu la Ville de Terrebonne pour justifier la tenue de ce sondage réalisé par une firme externe, « assurant ainsi la confidentialité des résultats et l’impartialité de l’analyse », précise-t-on dans un communiqué de presse. La démarche visait à évaluer, par le biais d’un indice de mobilisation, si les employés parlent de façon positive de l’organisation, s’ils ont un désir d’y demeurer et s’ils ont à cœur de fournir un effort pour contribuer à sa réussite.

En deçà de la zone de mobilisation

Plus de 600 employés couvrant 12 secteurs d’activités ont répondu au sondage entre le 18 janvier et le 9 février 2021. Les résultats ont été analysés ainsi : le quartile inférieur (0-59 %), la zone centrale (59-77 %) et le quartile supérieur (77-100 %). En excluant les brigadiers, les employés du secteur aquatique et les employés temporaires, qui n’ont pas répondu en nombre suffisant pour être intégrés aux résultats, la mobilisation générale des employés se situe à près de 41 %. Celle-ci tombe à un peu plus de 37 % si on exclut les directeurs.

Selon la Ville, les données illustrent que les groupes d’employés vivent différentes expériences de travail, mais somme toute, elle considère l’exercice positif. « C’est la première mesure que la Ville prend de la mobilisation de ses employés, et il fallait un certain courage et une audace pour le faire », estime le directeur général Alain Marcoux, qui tient à remettre en contexte les résultats. D’abord du point de vue des négociations de conventions collectives en cours et des changements organisationnels qui s’opèrent, puis de la réalité et des défis qu’impose la COVID-19. « Nous nous situons proche de la zone de mobilisation ou en haut du premier quartile », se réjouit-il, précisant que la démarche est un premier pas vers une amélioration. Lors d’un prochain sondage, dans deux ans, la cible sera la zone centrale, dont le seuil est fixé à 59 %.

À noter que l’échantillon de référence fourni par Kincentric situe dans cette zone l’indice de mobilisation de 50 % des entreprises canadiennes.

Rien pour se « gargariser »

Dans un communiqué de presse, l’Intersyndical de Terrebonne, qui regroupe notamment les syndicats des policiers, des pompiers, des cols bleus, des cols blancs et des surveillants-concierges, avance qu’aucun élément de ce sondage ne permet à la Ville « de se gargariser ». Le sondage en dit « long sur l’insatisfaction généralisée des travailleurs municipaux de Terrebonne », lit-on.

Le Mouvement Terrebonne ne se dit pas surpris des résultats, mais se montre inquiet. « Les chiffres sont catastrophiques et l’administration Plante ne semble pas vouloir les assumer. […] La cible de mobilisation à atteindre nous apparait nettement insuffisante. […] C’est essentiel que le climat de travail toxique cesse et ça nécessite un changement de leadership à la mairie », souligne la candidate du parti Claudia Abaunza.

Reconnaître et agir

Appelé à réagir, le maire de Terrebonne indique avoir été le premier, après son élection en novembre 2017, à vouloir améliorer la relation entre la Ville et ses travailleurs à la suite de plaintes reçues d’employés relativement à l’administration précédente, notamment en ce qui a trait à de l’intimidation, une problématique qu’il affirme réglée. « Non seulement on le reconnaît (le manque de mobilisation des employés), mais on a eu le courage de faire un sondage et de le rendre public », ajoute-t-il, considérant qu’un bout de chemin a été fait. « Je prends acte des résultats et je donnerai des orientations pour que Terrebonne soit parmi les meilleurs employeurs au Canada », poursuit le premier magistrat. Il admet qu’« une succession de changements » au sein de la Ville, occasionnée par un rattrapage découlant de l’administration précédente, avance-t-il, a pu ajouter une charge sur les épaules des employés. « On a sous-estimé la capacité de l’organisation à les absorber », concède M. Plante.

Pour la suite des choses, la Ville dit travailler déjà avec ses différentes directions à définir des actions de mobilisation à entreprendre en collaboration avec leurs équipes. Parmi les projets actuels en lien avec les priorités identifiées par le sondage, on pense entre autres à l’acquisition de nouvelles technologies et à l’élaboration d’un plan global de développement des compétences des employés.

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La mobilisation des employés se situe à près de 41 %. Elle tombe à un peu plus de 37 % si on exclut les directeurs.

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