Carrières dans votre région Guide resto Avis de décèsÉdition Électronique Rabaischocs.com Jytrouvetout.ca

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Actualité

Retour

26 mai 2021

Pénélope Clermont - pclermont@lexismedia.ca

De l’Espace-Couleurs : plus d’élèves, moins de cour

0221modulaires

©Mélanie Savage - La Revue

Le chantier pour l’ajout de modulaires à l’école de l’Espace-Couleurs condamne pratiquement la moitié de la cour d’école.

L’école primaire de l’Espace-Couleurs, qui procède à l’installation de quatre modulaires sur deux étages, pour un équivalent de huit, voit une portion de sa cour être amputée. Une situation sur laquelle s’interrogent des parents, d’autant plus qu’un agrandissement de l’établissement avait été demandé afin de pallier une forte hausse de clientèle dans le secteur Urbanova à Terrebonne.

Dans les faits, le Centre de services scolaire des Mille-Îles (CSSMI) a formulé une demande d’agrandissement au ministère de l’Éducation (MEQ) en mars 2019, dans la foulée du déploiement de la maternelle 4 ans. Demande qui lui a été refusée en septembre 2020. Parallèlement à celle-ci, le CSSMI a réclamé la construction d’une nouvelle école dans le même secteur, laquelle a été accordée en août dernier. Il semblerait aussi qu’une autre nouvelle école ait obtenu le feu vert du gouvernement pour être construite à Terrebonne, sur le territoire que couvre le CSSMI, c’est-à-dire l’ouest.

« Il est encore beaucoup trop tôt pour vous donner les futurs emplacements des écoles et les délais de construction », souligne dans un courriel Mélanie Poirier, conseillère en communication au CSSMI, mais on sait déjà qu’avec l’installation des modulaires, au coût de 2,6 M$, l’école de l’Espace-Couleurs pourra accueillir huit classes supplémentaires, contrairement aux quatre classes que comprenait la demande d’agrandissement qui, elle, aurait coûté 5,7 M$. « L'installation des modulaires nous permet donc d'accueillir les élèves du quartier en attendant la construction de la nouvelle école », résume sa consœur Julie D’Amours.

Notons que cette année, l’école primaire de l’Espace-Couleurs compte 22 classes pour un total de 464 élèves.

« Manque de transparence »

Des parents, dont Cynthia Gagné, dénoncent « un manque de transparence » de l’école dans ce dossier. « Ce sont les enfants qui nous ont rapporté l’installation de modulaires dans la cour », dévoile la mère qui était impliquée dans le conseil d’établissement de l’école jusqu’à il y a trois mois, avant d’ajouter que « 75 % des parents ne savaient même pas que l’école [devait être agrandie] ». Mme Gagné critique aussi le peu d’espace qu’il restera dans la cour pour que les enfants s’amusent une fois les travaux terminés. Dans la semaine du 18 mai, une vaste partie de la cour d’école faisait place aux travaux, laissant « les enfants à l’intérieur, masqués à [temps] plein », déplore-t-elle.

Julie D’Amours précise à cet effet qu’au sein de l’ensemble du parc immobilier du CSSMI, la superficie des cours d’école est très variable, allant de 3 m² par élève à, dans des secteurs plus ruraux, plus de 15 m² par élève. « Dans le cas de l’école de l’Espace-Couleurs, la superficie résiduelle sera de 6 m² par élève, en considérant un taux d’occupation de 24 élèves par local avec des récréations où 100 % des élèves sont dehors en même temps », expose-t-elle.

Sécurité remise en question

La mère revient également sur des accidents ayant eu lieu dans la cour ces dernières semaines : une fillette aurait reçu un ballon au visage, se retrouvant avec des dents cassées et une commotion cérébrale; et un autre ballon aurait atterri sur la tête d’une surveillante, provoquant aussi une commotion. Une lettre de la direction de l’école envoyée aux parents et dont La Revue a obtenu copie fait état d’incidents semblables. On demande notamment une intervention des parents auprès des jeunes, en ajoutant que des sanctions plus sévères seront appliquées envers les gestes délibérés. « En aucun temps [les incidents] ne sont attribuables à un manque d'espace », soutient toutefois Mme D’Amours. Il s’agissait d’un rappel de bonnes conduites lorsqu’on joue avec du matériel de jeu, avance-t-elle.

Il n’en demeure pas moins qu’à cause de la COVID-19, les classes doivent passer la récréation à divers endroits, en rotation. Certaines d’entre elles doivent en profiter dans le débarcadère d’autobus, alors que d’autres la passent devant l’école, en bordure de rue, fait observer Mme Gagné.

La mère se désole par ailleurs de constater que cette école n’est pas dotée d’une cour d’école « sécuritaire et vivante à l’image de sa conception à l’avant-garde ». « La direction a promis année après année des améliorations, des investissements, mais hélas, à ce jour, de simples lignes au sol, quelques bancs et deux ballons rotatifs ont été installés », peut-on lire dans une communication qu’elle prévoit envoyer à la direction et dans laquelle elle fait connaître son mécontentement, appuyée d’autres parents.

« C'est toujours l'intention de l'école d'aller de l'avant pour améliorer la cour », promet Mme D’Amours. Des ajouts étaient prévus en juin 2020, mais la pandémie a repoussé le projet à la fin des travaux actuels, explique-t-elle. Il est notamment question d’inclure des ballons rotatifs et des ballons-poires.

En outre, le CSSMI entend réitérer sa demande d’agrandissement au MEQ pour le prochain dépôt au Plan québécois des infrastructures.

Notons qu’une FAQ est maintenant disponible sur le site Web de l’école. Les principales préoccupations des parents y trouveront réponse au fil des semaines, assure en conclusion Mme D’Amours.

Avez-vous inscrit le Marché Desjardins Moulinois à votre agenda?

Proposer votre sondage Voir les résultats

Propulsé par votre hebdomadaire local

Commentaires

26 mai 2021

Mathieu Moody

Bonjour, nous avons sensiblement le même problème avec le centre de service scolaire pour l'école du côteau à Mascouche. L'école est en gros travaux d'agrandissement et plusieurs interrogations et craintes sont soulevés de le part de nous les résidents autour de l'école. Nous avons demandé une rencontre avec la ville de Mascouche pour le plan d'aménagement de la rue devant l'école qui est sous la responsabilité de la ville et nous avons obtenu cette rencontre virtuelle rapidement avec plusieurs services de la ville et plusieurs citoyens. Cette rencontre fût très productive pour l'ensemble des intervenants et j'en remercie la ville de Mascouche pour leur transparence. Malheureusement pour ce qui est du Centre de service scolaire des Affluents (école du côteau) c'est tout autre chose. Malgré plusieurs tentatives d'obtenir une rencontre avec les citoyens autour de l'école toujours rien, que de la sourde oreille. Nous en sommes très malheureusement rendu à demander l'intervention de M. Mathieu Lemay, député de notre circonscription, dans ce dossier afin d'attacher les ficelles pour qu'une telle réunion se produise. J'ai peine à comprendre le comportement du centre de service scolaire. Mathieu Moody

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média