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26 mai 2021

Gilles Bordonado - gbordonado@lexismedia.ca

Pénurie

LIBRE OPINION

Gilles Bordonado

Gilles Bordonado, éditeur de La Revue

Trois mots sont sur toutes les lèvres des entrepreneurs par les temps qui courent : pénurie de main-d’œuvre. Avec sa fulgurante croissance économique et sociale, les besoins en ressources humaines dans la MRC Les Moulins sont criants pour faire prospérer les entreprises du territoire, mais aussi pour assurer la continuité des services offerts par le secteur public et les organisations à but non lucratif.

La pandémie a eu des effets désastreux pour les entreprises qui ont dû ralentir, voire cesser leurs activités pendant de longs mois. On pense ici en particulier au milieu de la restauration et des bars. Une bonne partie des centaines de travailleuses et travailleurs de ces entreprises installées ici a été privée de son gagne-pain du jour au lendemain. Malgré la PCU et autres programmes gouvernementaux, bon nombre d’entre eux se sont trouvé un nouvel emploi leur assurant un salaire, mais aussi une position stable.

Avec un chômage de 6,6 % au Québec, alors qu’il était de 4,9 % avant la pandémie, les chercheurs d’emploi sont à peu près aussi nombreux maintenant qu’ils l’étaient avant la pandémie. Et si le pourcentage de sans-emploi est de 6,6 % au Québec, il est moindre dans la MRC Les Moulins. Les estimations tendent vers les 4,5 %. En tenant compte qu’une portion de ces chercheurs d’emploi vivent un certain nombre de limites à l’employabilité, le bassin de travailleurs potentiels se rétrécit comme peau de chagrin.

Voici les solutions à court terme. La première est de relancer le marché inlassablement pour trouver des employés, ce qui explique le cahier de 8 pages portant le sujet dans la présente édition de La Revue. La deuxième est de trouver la perle rare chez ses concurrents, dans des navetteurs tannés de travailler en ville ou dans d’autres industries. L’un dans l’autre, cela aura un impact sur les coûts de main-d’œuvre, car qui dit rareté dit hausse des salaires et conditions de travail améliorées. Parmi les autres options, notons l’accueil d’employés disposant de moins de facilité à remplir leurs tâches. En dernier ressort, et plusieurs sont rendus là, n’en pouvant plus de se taper des heures supplémentaires et ne trouvant pas d’employés, certains réduiront leurs heures d’ouverture.

Au Québec, l’introduction des services de garde universels à prix abordable a déjà permis de faire le plein de jeunes femmes sur le marché de l’emploi. Il faut donc se tourner vers d’autres cibles. Les solutions à long terme existent, mais exigeront de la patience. Parmi celles-ci, et elles ont été clairement identifiées par le ministre Jean Boulay, il y a le recours aux nouveaux arrivants, qui méritent une meilleure chance à l’emploi. L’immigration récente ou à venir serait une source riche de personnel. La seconde sera de plus en plus grande en avançant dans le temps, c’est le retour au travail des plus âgés. Il faudra ajouter des incitatifs pour pousser les milliers de retraités compétents à retourner sur le marché du travail, même à temps partiel. Le potentiel est là.  

Le dernier groupe à envisager est formé des personnes frappées par des limitations à l’emploi ou un handicap. Elles jouissent d’une capacité de travail certaine, qui aurait le mérite d’être exploitée, à leur plus grand plaisir d’ailleurs.

Comme on le voit, les solutions à long terme sont là, mais il faudra, comme société qui vieillit à vitesse grand V, faire preuve d’ouverture. Et entre-temps, faire pour le mieux…

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