Carrières dans votre région Guide resto Avis de décèsÉdition Électronique Rabaischocs.com Jytrouvetout.ca

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Affaires

Retour

28 mai 2021

Stéphane Fortier - sfortier@lexismedia.ca

La zoothérapie a un paradis appelé Véro et ses animaux

0321veroanimaux1

©Stéphane Fortier

Véronique Grenier et deux de ses zoothérapeutes.

Il a été question récemment, dans ces pages, de la zoothérapie dans les CHSLD ou dans les résidences pour personnes âgées, mais saviez-vous qu’elle peut prendre bien d’autres formes, celle pratiquée par Véronique Grenier, par exemple?

Il y a deux ans et demi, Véronique Grenier a mis sur pied un véritable mini-zoo destiné à venir en aide à des enfants, à des adolescents et même à des adultes aux prises avec un problème de santé mentale… ou non.

La Mascouchoise, qui possède une formation en zoothérapie et d’autres formations en lien avec la relation d’aide, s’adapte à chacune des personnes qui viennent rencontrer ses animaux. « Je pars des plans d’intervention des spécialistes et je fais le même travail, mais en y ajoutant le plaisir », explique celle qui travaillait déjà comme zoothérapeute avant de fonder sa petite entreprise.

À sa fermette, on retrouve des chevaux, bien sûr (dont poney et cheval miniature), mais aussi des lapins, des chèvres, un petit âne, un microcochon domestique, des alpagas, des poules et des chiens (un saint-bernard, un caniche royal et un coton de Tuléar), et chacun remplit une fonction dans ce Jardin des Merveilles.   

Adaptation

Les séances se déroulent avec l’intervenante en zoothérapie et un animal formé et sélectionné pour ce travail. « Je travaille beaucoup avec les chevaux. On ne peut mettre un masque avec un cheval, qui ressent les émotions des humains et sait décoder si elles sont fausses ou vraies. Il décide si on est cohérent avec soi-même. Et ce n’est pas la personne qui choisit son cheval, c’est le cheval qui la choisit. C’est un canalisateur d’énergie, un motivateur », décrit Véronique Grenier.

0321veroanimaux2

©Stéphane Fortier

Sylvain Pes-Leduc, bras droit de Véronique Grenier, bénéficie aussi de l’aide que peuvent lui apporter les animaux.

Sylvain Pes-Leduc, qui travaille pour Véronique Grenier, avoue bénéficier lui-même de son travail avec les animaux. « J’ai toujours rêvé d’avoir des chevaux et là, j’en vois tous les jours. Les chevaux m’aident beaucoup. Un jour que j’étais attristé, une jument est venue mettre sa tête sur mon épaule pour me consoler. Elle a senti ma peine », raconte celui qui a trouvé un excellent remède à son anxiété.

Chaque séance est pensée et organisée pour répondre aux besoins de la personne. Pendant une intervention, le client est accompagné à son rythme, vers une amélioration de son bien-être au quotidien.

« Avec ces animaux, on peut travailler sur l’anxiété, le leadership, l’affirmation de soi, la phobie animale. Nous pouvons recevoir des autistes, des jeunes aux prises avec un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), des personnes ayant une déficience intellectuelle, des personnes âgées et bien plus », énumère Mme Grenier.

Un effet calmant

On s’en doute, des animaux, comme les lapins, aident à retrouver une douceur, un bien-être. Mais les alpagas, eux, peuvent contribuer à contrôler l’impulsivité, aident à améliorer son contrôle de soi. « Sinon, la personne n’aura jamais accès aux alpagas », précise la zoothérapeute.

Grâce aux compagnons de Véronique Grenier, on peut améliorer la motricité globale et fine, la locomotion, la conscientisation du corps et la stimulation sensorielle, la mémoire, la concentration et l’attention, la communication, la coordination et l’adresse, l’expression et la gestion des émotions. Il est possible de travailler sur la création d’un lien significatif, l’estime de soi, la socialisation et l’autonomie.

L’intervenante en zoothérapie évalue les capacités des clients et fixe des objectifs à atteindre, en collaboration avec la famille et l’équipe de santé. « Mais la zoothérapie, c’est toujours à réévaluer. Le plan A que l’on avait préalablement déterminé pour une personne peut facilement se changer en plan B selon ce que les animaux décident d’adopter comme comportement ou la façon dont la personne réagit avec l’animal », explique la zoothérapeute.

Pour Véronique Grenier, son petit univers est littéralement magique et il ne peut qu’être bénéfique à ceux qui viennent le visiter. Pour en savoir plus, on se rend au www.veroetsesanimaux.com

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média