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30 mai 2021

Pénélope Clermont - pclermont@lexismedia.ca

Oui à la collaboration, non à une fusion

RAPPORT SUR LA RÉALITÉ POLICIÈRE

0321police

©courtoisie

Les propos de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, ont su rassurer les maires de Terrebonne et de Mascouche, qui s’opposent à un regroupement des corps de police de la couronne nord-est de Montréal.

Le comité consultatif sur la réalité policière au Québec a déposé son rapport, le 25 mai. Il comporte 138 recommandations parmi lesquelles on suggère de diminuer le nombre de corps de police de 31 à 13. Les services de police de Terrebonne, de Mascouche, de Repentigny/Charlemagne ainsi que de L’Assomption/Saint-Sulpice fusionneraient ainsi pour laisser place au service policier de la couronne nord-est de Montréal. Une mesure qui est loin de convaincre les maires de Terrebonne et de Mascouche, Marc-André Plante et Guillaume Tremblay.

« Les conclusions du rapport sont d’un impact et d’un intérêt pour tous. J’en profite d’ailleurs pour saluer le travail des commissaires. Toutefois, je dénote une certaine insensibilité quant aux réalités communautaires et à la gouvernance de proximité », s’exprime M. Plante en précisant qu’un des éléments clés du mémoire présenté par la Ville de Terrebonne lors des consultations menées « était justement de continuer d’assurer d’offrir des services de proximité de qualité à la population ».

La position de M. Tremblay est la même : « Jamais, au grand jamais! » lance-t-il relativement à la fusion de corps policiers, bien qu’il se dise ouvert, comme Terrebonne, au regroupement de certaines expertises, notamment en matière d’enquêtes spécialisées. « La police a de plus en plus un rôle de travail social dans la communauté, ajoute-t-il pour justifier l’importance d’une police de proximité. Il ne faut pas perdre ce lien. »

En réaction au dépôt du rapport, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a laissé entendre que le gouvernement n’irait pas de l’avant avec le regroupement des corps de police dans un avenir rapproché. « C’est pas des décisions qu’on peut prendre comme ça, rapidement. Il faut le faire avec les parties prenantes, les policiers, les municipalités, particulièrement les 18 qui sont concernées », a-t-elle déclaré, comme le rapporte Radio-Canada.

Une réponse que salue le maire de Mascouche et qui soulage celui de Terrebonne. M. Plante rappelle que le taux de satisfaction des Terrebonniens envers la sécurité policière était de 90 % en 2019. « Pourquoi changer une formule gagnante? » soutient-il en avançant que dans l’éventualité où il y aurait fusion, les coûts additionnels que cette mesure engendrerait devraient être assumés par le gouvernement du Québec.

Financement peu abordé

À cet effet, le maire Tremblay critique l’absence de mesures en ce qui a trait à l’iniquité du financement des corps policiers, un aspect que son homologue et lui ont soulevé plus d’une fois dans le passé. « Ce n’est pas normal qu’un citoyen de Joliette paye pour les services de la Sûreté du Québec, alors qu’à Mascouche, il doit payer à la fois pour la police municipale et pour la SQ. Je m’attendais à ce que [le rapport] aille plus loin. C’est une question d’équité », dénonce-t-il devant la seule recommandation faite concernant le financement : « Mettre sur pied [un] groupe de travail pour étudier la question du financement en concordance avec le nouveau modèle d’organisation des services proposé. »

Améliorations prometteuses

Terrebonne se réjouit par ailleurs de certaines recommandations du rapport qui rejoignent celles qu’elle proposait dans son mémoire. Elle cite en exemple la nécessité de réaliser une étude de risque et d’opportunité pour le regroupement des activités des centres d’appels d’urgence 911, la révision législative permettant de confier des postes de responsabilité à des employés civils, l’amélioration des programmes de soutien d’aide psychologique destinés aux policiers ainsi que la nécessité de bonifier les budgets de formation.

La formation faisait aussi partie des aspects sur lesquels misait Mascouche dans son mémoire, entre autres par le déploiement d’une antenne de l’École nationale de police du Québec à Montréal pour certaines formations. « Présentement, on doit envoyer nos policiers à Nicolet pour une formation. C’est de l’hébergement et du temps qui coûtent cher », conclut-il en faveur de cette mesure évoquée dans le rapport disponible au https://bit.ly/3oYLfyB.

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