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09 juin 2021

Gilles Bordonado - gbordonado@lexismedia.ca

Dominique ou Paul

LIBRE OPINION

Gilles Bordonado

Gilles Bordonado, éditeur de La Revue

Alors que les séries éliminatoires battent leur plein dans la Ligne nationale de hockey, des analogies sportives me sont venues en tête avec le lancement officiel de la campagne électorale à Terrebonne.

L’arrivée tonitruante, bien qu’attendue, de Mathieu Traversy sur la glace, alors que le maire Marc-André Plante subit sa large part de mises en échec, rappelle un peu le parcours actuel des Canadiens en série. La question est de savoir quel chandail porteront nos deux protagonistes à l’issue de la campagne électorale municipale en novembre : celui de Paul Maurice, entraîneur des Jets, ou celui de Dominique Ducharme, entraîneur des Canadiens.

Marc-André Plante tire-t-il de l’arrière 3 à 0 contre les Canadiens comme l’entraîneur-chef des Jets ou 3 à 1 comme Dominique Ducharme et ses Glorieux avant leur remontée contre les Maple Leafs? Le chef de l’ADT souhaite sûrement être, à terme, le chef d’orchestre d’une remontée fulgurante comme celle des Canadiens sur les Leafs. Le premier magistrat, qui peinture sa page Facebook des succès du Tricolore, semble avoir choisi son camp.

Le problème, c’est que ça lui prendrait quelques buts en avantage numérique pour faire contrepoids. Malgré les efforts déployés, malgré un certain nombre de bonnes nouvelles dévoilées à coups de conférences de presse et de photos sur Facebook et une cohésion certaine de son équipe, les mauvaises nouvelles se succèdent, tels des tirs dans le plastron du gardien adverse ou d’un Mark Scheifele suspendu pour quatre matchs pour assaut. 

Dans son territoire, Traversy et son équipe du Mouvement Terrebonne font leur petite affaire et prennent tous les cadeaux que leur donne l’adversaire. Ils leur tombent du ciel, tels des avantages numériques de deux hommes alors qu’on mène déjà par deux buts. On parle ici des attaques soutenues des syndicats contre le maire en place, le tout à gros coups de caricatures et de hashtags dévastateurs, et des déclarations surprises de l’ex-conseiller Leclerc et leurs possibles conséquences. Sans oublier le sondage hautement favorable à l’ex-député qui tombe une semaine avant son arrivée officielle dans la course. Et les employés syndiqués de la Ville, comme une foule au Centre Bell, ont choisi leur favori et huent copieusement l’entraîneur Plante et son adjoint Marcoux.

Mais comme le disait si bien le célèbre entraîneur des Yankees de New York Yogi Berra, ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini. Et si la série semble se dessiner en quatre matchs pour le Mouvement Terrebonne, l’entraîneur Plante a peut-être quelques tours dans son sac. Toutefois, il est clair que ça va prendre plus que l’ajout d’un joueur de quatrième trio pour changer le résultat qui se dessine à l’horizon de la grande finale. Et dites-vous que tout ça se passe sur la glace, alors que Traversy n’a pas vu son Carey Price sortir le grand jeu. Et c’est sur cette patinoire qu’essaie de l’amener son adversaire Plante. Il croit que son expérience derrière le banc lui permettra de reprendre les devants. C’est à suivre, comme le rôle d’arbitre que pourraient jouer certains candidats indépendants.

Puisqu’aucune grande joute sportive, aucun grand résultat électoral, ne se termine avant le son de la sirène à l’issue de la 4e partie remportée, demeurons à l’écoute. Comme spectateur, je serai là et verrai, comme vous, qui portera au soir du 7 novembre le veston de Dominique Ducharme au sortir de la victoire des siens contre les Jets…

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