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14 juillet 2021

Stéphane Fortier - sfortier@lexismedia.ca

Fossoyeur : un métier qui a évolué avec les années

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©Stéphane Fortier - La Revue

André Charbonneau réalise de 50 à 60 inhumations par année au cimetière Saint-Henri de Mascouche.

De nos jours, un fossoyeur attitré à un cimetière enterre inhume une urne dans 85 % des cas, et 15 % des fois seulement, un cercueil. C’est dire que le métier a bien changé au fil des années.  

André Charbonneau, 77 ans, est fossoyeur au cimetière Saint-Henri de Mascouche depuis quatre ans. Auparavant, il assistait l’ancien fossoyeur Roger Bujold.

Dans ce métier, les choses ont bien changé. Aujourd’hui, un espace requis pour enterrer plusieurs urnes funéraires est même plus petit que les traditionnelles fosses pour inhumer un cercueil. « Mon père creusait une fosse de 6 pieds sur 4 pieds à la pelle en un avant-midi. Aujourd’hui, ça prend 10 à 20 minutes pour creuser une fosse pour une urne. C’est une tendance qui a commencé il y a 40 ans environ et ça n’a pas cessé d’évoluer », explique André Charbonneau. Pour lui, c’est compréhensible : l’incinération coûte beaucoup moins cher pour les familles.

Les gens plus conservateurs, ceux qui préfèrent un enterrement traditionnel avec cercueil, sont surtout des personnes issues de communautés culturelles, par exemple d’origine haïtienne ou sud-américaine, rapporte-t-il.

Il réalise de 50 à 60 inhumations par année.

Dans ce métier, il convient d’être distant par rapport aux cérémonies d’inhumation, de cacher ses émotions. Mais ce n’est pas toujours facile. « Un jour, un père est mort et son fils, inconsolable, s’est ensuite enlevé la vie. Je les ai enterrés ensemble », se rappelle le fossoyeur avec tristesse. « Une autre fois, il y a deux ans de cela, j’ai enterré un enfant qui adorait les Lego. Il aimait tellement ça que ses parents ont fait faire une urne en Lego », relate un André Charbonneau fort ému.

Ancien laitier

M. Charbonneau pratique un travail qui est pratiquement en voie de disparition et ce n’est pas la première fois qu’il voit l’un de ses métiers disparaître. « J’ai commencé à 13 ans à distribuer le lait. J’étais aide-laitier. Nous nous servions d’une charrette tirée par un cheval et nous distribuions le lait aux chalets le long de la rivière des Mille Îles. J’adorais ce métier. J’en suis venu à acheter une run de lait à Montréal et j’ai exercé cette profession de 1965 à 1986. J’ai ensuite vendu ma run de lait à un distributeur privé », raconte-t-il. Aujourd’hui, ce rôle a pratiquement disparu, comme les boulangers qui livraient leurs pains et leurs gâteaux à domicile, comme les nettoyeurs qui passaient à domicile chercher nos vêtements.

André Charbonneau exerce ainsi un autre métier qui, s’il n’est pas encore disparu, est beaucoup moins sollicité qu’il l’a déjà été.        

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