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15 septembre 2021

Mélanie Savage - msavage@lexismedia.ca

L’éducation et la sensibilisation encore fort nécessaires

40e JOURNÉE D'ACTION CONTRE LA VIOLENCE SEXUELLE FAITE AUX FEMMES

1821calacs

©Photo: Archives

La base de la guérison chez les victimes d’une agression à caractère sexuel, c’est d’abord d’être crues par leur entourage.

Il n’y a pas de portrait type de la femme victime de violence sexuelle, pas plus qu’il n’y a de portrait type de l’agresseur. Et puis, n’y a pas que le viol qui soit une agression sexuelle. Ce qu’il y a toutefois, c’est encore beaucoup de méconnaissance sur le sujet.

C’est le constat que fait France Clément, l’une des coordonnatrices du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) La Chrysalide, à l’approche de la 40e Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes, le 17 septembre.

Une agression sexuelle, rappelle-t-elle, est un acte à caractère sexuel commis sans qu’il y ait consentement de la personne. Au-delà du viol, on compte plusieurs formes d’agressions sexuelles, notamment l’exhibitionnisme, le voyeurisme, les attouchements, l’exploitation sexuelle, l’inceste. La majorité des femmes qui contactent La Chrysalide le font d’ailleurs pour des cas d’inceste, précise Mme Clément. « Si on prend une statistique touchant l’ensemble des CALACS du Québec, on peut dire qu’environ 80 % des agresseurs sont une personne connue de la victime », rapporte l’intervenante.

Et cette victime, qui est-elle? « N’importe qui! insiste-t-elle. Ce sont des femmes de toutes les cultures, de toutes les classes sociales. On voit des personnes très affirmées qui ont eu un moment de vulnérabilité. »

Quant à l’agresseur, il ne répond pas non plus à un portrait type. « Ce peut aussi être n’importe qui, assure France Clément. Et c’est pour ça qu’on voit parfois une surprise générale quand ce sont des personnalités connues ou des personnes très impliquées dans leur milieu et appréciées. Ça fait aussi en sorte que c’est parfois plus difficile pour les victimes d’être crues. »

Les impacts des dénonciations

Les vagues de dénonciations publiques qu’on a observées en 2017 et en 2020 auront au moins encouragé de nombreuses femmes à porter plainte contre leur agresseur. La coordonnatrice confirme que l’impact est direct sur le nombre d’appels que reçoit le CALACS La Chrysalide.

S’il est heureux que ces dénonciations donnent le courage à d’autres femmes de sortir de l’ombre, reste que le chemin de la guérison n’est pas sans embûches. On l’a entendu à plusieurs reprises dans les dernières années, « le système de justice n’est pas fait pour les victimes d’agressions sexuelles », comme le dit Mme Clément. L’expérience peut se révéler longue et ardue. « C’est pourquoi, sans pour autant les décourager, on explique aux femmes que la justice n’est pas la seule voie pour guérir. On les aide dans leur réflexion pour qu’elles comprennent ce qui les attend si elles choisissent cette voie. Et si c’est ce qu’elles choisissent, on les accompagne là-dedans, du dépôt de la plainte jusqu’au procès. »

Rappelons que Québec a récemment annoncé la création d’un tribunal spécialisé en matière de violences sexuelles et de violence conjugale. Nous en saurons davantage cet automne sur ce projet-pilote.

L’importance de l’entourage

Qu’elle porte plainte en justice ou non, la victime a d’abord et avant tout besoin d’être crue et soutenue par son entourage, répète Mme Clément. C’est pourquoi le CALACS La Chrysalide continue ses efforts de sensibilisation. « Souvent, les victimes ont 50 % du chemin de fait quand elles nous appellent parce qu’elles se sont ouvertes à leur entourage et qu’elles ont été écoutées, crues, bien reçues socialement. Juste avec ça, la moitié du travail est déjà fait. C’est pourquoi nous misons beaucoup sur l’importance de sensibiliser la population, qui a un important rôle à jouer dans la guérison des victimes », mentionne-t-elle.

Pour celles qui ont besoin d’en parler ou pour l’entourage qui se pose des questions, le CALACS La Chrysalide peut être joint au 450 450 964-7888 ou calacslachrysalide.ca. Les services sont confidentiels et gratuits.

 


20e anniversaire

Le CALACS La Chrysalide fête ses 20 ans cette année. Pour le souligner, les travailleuses et des militantes iront à divers endroits dans la MRC pour distribuer des dépliants et ouvrir la discussion dans la population. L’organisme espère également que son 20e anniversaire lui permettra de trouver de généreux donateurs afin qu’il puisse acquérir ses propres locaux et déménager.

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