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17 novembre 2021

Gilles Bordonado - gbordonado@lexismedia.ca

Déconfinement

LIBRE OPINION

Gilles Bordonado

Gilles Bordonado, éditeur et directeur du développement des affaires de La Revue.

Les efforts du plus grand nombre sont récompensés. En tenant compte du fait que 91,2 % des 12 ans et plus seront bientôt doublement vaccinés – 79,8 % de tous les Québécois –, de l’imminence de la vaccination pour les plus jeunes et de la 3e dose aux aînés et aux plus fragiles, le Québec est en excellente position pour sortir en force de cette pandémie.   

Aux oiseaux de malheur qui parlent de 4e vague, je rappelle que les pays frappés par celle-ci n’ont pas fait preuve de la même diligence et de la même prudence que l’État québécois et ses citoyens. Si Québec a plutôt mal réagi à la première vague, en particulier en ce qui a trait au port du masque et aux nombreux malheureux décès survenus en CHSLD, notre gouvernement s’est bien repris. Contre vents et marées, il a incité fortement les Québécois à se faire vacciner, avec le succès que nous connaissons. Il a introduit le passeport vaccinal et imposé des gestes barrières multiples : le port du masque, les deux mètres, la distanciation sociale, le télétravail et des limites au nombre de visiteurs dans les foyers et les lieux publics. Malgré les assouplissements, certaines mesures proposées auront une vie plus longue que cette pandémie. En particulier le port du masque si on est souffrant, une mesure appliquée depuis longtemps en Asie. Elle a le mérite de limiter la contagion, quelle que soit la maladie. Autre mesure populaire, le télétravail, qui est devenu de facto un avantage qui pèse lourd pour nombre de travailleurs. Pensons en particulier aux banlieusards que nous sommes. Quant à l’utilisation des technologies, celle-ci a optimisé notre travail de façon insoupçonnée sans perte de productivité notable. Qui aurait cru que des centaines de milliers de jeunes étudieraient de la maison pendant des mois? Certainement pas moi. Ça n’a pas été idéal, certains jeunes en ayant payé le prix, mais c’était mieux que de propager la maladie dans toutes les familles. Qui plus est, la plupart s’en sont sortis indemnes et plusieurs autres se sont repris en main.

Nous sommes loin d’un bilan final de cet épisode unique dans notre histoire, mais il faut souligner notre capacité d’adaptation. Si ça s’est révélé souffrant pour plusieurs citoyens, entreprises et organisations, si nous payerons longtemps les frais de l’engagement de nos gouvernements à soutenir ces citoyens, comme l’a fait Ottawa, avait-on autre choix que de poser tous ces gestes? Je crois que non et que globalement, les actions de nos gouvernements ont porté leurs fruits. Le chômage est en baisse, l’économie roule à fond de train, une réforme du système se met en place et la pénurie de main-d’œuvre voit des solutions poindre à l’horizon.

Si j’ai parfois trouvé que Québec et Ottawa y allaient fort avec leurs mesures, avouons, avec le recul, que leurs actions ont eu des impacts positifs indéniables.

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